Dzalo et Adwoa restent unies même après la vie au village d'enfants SOS - SOS Villages d'Enfants

Dzalo et Adwoa restent unies même après la vie au village d’enfants SOS

Dzalo a posé sa candidature pour un poste d’éducatrice familiale deux ans après l’ouverture du premier Village d’enfants SOS au Ghana. Après une formation intensive, elle a accueilli cinq enfants, puis 19 au fil des ans.

Elle a été mère SOS pendant 29 ans.

 

« Je suis très heureuse que les enfants que j’ai élevés réussissent dans la vie« , dit Dzalo. « Parmi eux, il y a des avocats, des ingénieurs, des rédacteurs en chef, des enseignants, l’un d’eux est soldat, ma fille est au Canada pour faire sa maîtrise, et certains sont mariés, et j’ai donc des petits-enfants. Les enfants se sont bien débrouillés et je suis fière d’eux. Ils m’appellent au téléphone ou me rendent visite« , dit-elle.

 

Dzalo a maintenant 74 ans et, bien qu’elle ait pris sa retraite en 2005, son travail avec les enfants n’est pas encore terminé ; elle s’occupe toujours d’Adwoa, 23 ans, un des enfants de sa « famille SOS ».

 

« J’ai accueilli Adwoa en 1996 alors qu’elle avait deux semaines », raconte Dzalo. « Elle a été amenée par la police. Je l’ai reçue avec joie mais j’ai remarqué qu’elle avait l’air pâle et minuscule. Plus tard, j’ai découvert qu’elle avait un autre problème que les médecins ne pouvaient pas régler « , dit-elle.

 

En plus d’être en mauvaise santé, Adwoa souffrait d’un trouble d’apprentissage qui rendait difficile son travail scolaire. A l’école primaire, les enseignants l’ont fait passer d’année en année en raison de son âge avancé. Mais même après 10 ans d’école, Adwoa ne savait ni lire ni écrire. Elle a fini par quitter l’école pour rester à la maison. Quand Dzalo a pris sa retraite, elle a demandé à emmener Adwoa avec elle.

 

« Je ne pouvais pas la laisser au village d’enfants SOS parce que je savais qu’elle était abandonnée à la naissance et qu’elle n’aurait pas de famille où aller si elle quittait le village « , dit-elle. « J’étais devenue sa marraine alors que je travaillais comme mère SOS, de sorte que lorsque j’ai pris ma retraite, je pouvais l’emmener avec moi pour continuer le travail que je faisais au village d’enfants SOS. Adwoa a sa propre chambre ici et tout ce dont elle a besoin. Je m’occupe d’elle comme si c’était la mienne. Je connais tous ses problèmes depuis l’enfance et je sais comment les gérer « , dit Dzalo.

 

« J’aime ma mère et elle prend toujours soin de moi. Elle m’emmène à l’hôpital quand je tombe malade ou si je suis maussade, elle me dit que je devrais sourire avec elle et que je devrais garder ma chambre propre « , dit Adowa. « Je lui obéis et je l’aide dans la cuisine. Quand elle a fini de cuisiner, je lave les ustensiles et je lui montre qu’ils sont propres « , explique-t-elle.

 

L’aide-soignante âgée dit qu’elle se concentre sur les atouts d’Adwoa et l’encourage à poursuivre ce qui la fascine. Lorsqu’elle s’est intéressée au travail des perles, Dzalo l’a placée dans une école pour apprendre le métier. Elle a récemment terminé un collier bleu et blanc. Voyant son potentiel dans ce domaine, l’ancienne mère de SOS a encouragé Adowa à prendre sa formation au sérieux, afin qu’à l’avenir elle puisse gagner de l’argent et acheter ce qu’elle veut. Si tout va bien, Adwoa aura son diplôme dans deux ans.
« Si j’ai un magasin, je vendrai des colliers et des sacs décorés de perles. Je peux aussi former d’autres personnes à faire du perlage « , dit Adwoa.

 

Quand Dzalo n’est pas à la maison avec Adwoa, elle s’occupe à vendre de l’eau dans la communauté – une activité qu’elle considère comme un exercice de routine et son temps pour socialiser. « Retravailler activement après 29 ans chez SOS Villages d’Enfants sera difficile pour moi, dit-elle. « Je n’ai plus ce genre d’énergie », dit-elle.

 

Pour leur survie, Dzalo reçoit de l’argent de sa retraite et Adwoa a reçoit une pension mensuelle de SOS Villages d’Enfants.
« Quand je suis devenue mère SOS en 1976, mon plan était d’être là pour les enfants, dit Dzalo, de leur consacrer mon temps et toute ma vie pour qu’ils puissent avoir une carrière future et faire quelque chose de grand dans leur vie. J’ai réussi avec mes autres enfants, et je serai avec Adwoa aussi.« 

 

 

Restez informés : abonnez-vous à notre newsletter !