SOS Villages d'Enfants vient en aide aux enfants victime de traumatisme de guerre

Berham « zappe » pour un endroit plus joyeux à Dohuk, Irak

Berham dans le camp d'ONG à Dohuk Toutes les personnes qui sont parties de la montagne Sinjar au Nord-Ouest de l’Irak se rappellent le 3 août 2014 quand l’Etat Islamique (EI) a attaqué la communauté, notamment Berham*, un garçon de 13 ans. Cette nuit-là, il dormait avec ses cinq frères et sœurs et ses parents quand ils ont été réveillés brutalement par des tirs.

 

La famille a essayé de trouver refuge dans un village voisin. Cependant, les combattants de la milice ont kidnappé Berham et sa famille. Leur captivité dura moins de 24 heures mais leur parut interminable. Pendant ces heures, les ravisseurs essayaient de convaincre la famille de retourner dans son village, lui promettant qu’il n’y aurait pas de blessés. Berham ne se rappelle plus comment mais ils ont réussi à s’enfuir et ont marché 11 jours avant de rejoindre Dohuk.

 

« Une personne de l’EI se tenait tout près de moi. Il m’a dit que nous devrions retourner dans notre village car nous allions mourir dans les montagnes et qu’ils ne voulaient pas nous tuer», raconte Berham.

 

Quatre ans encore après cet événement, Berham se rappelle cet enfant qu’il a vu à travers la porte d’une maison en flammes alors qu’ils essayaient de s’enfuir. Chaque fois qu’il est dans le noir et qu’il se rappelle ce moment, Berham transforme sa main en écran de télévision, y place son souvenir, imagine qu’il a une télécommande, change de chaîne et échange cet horrible moment avec celui où il est arrivé avec sa famille dans le camp où des Organisations Non Gouvernementales distribuaient des jouets et des crayons de couleurs.

 

Berham a appris la technique de la télévision lors de sessions d’Apprentissage de Techniques de Rémission (ATR) avec SOS Villages d’Enfants. Avec ce programme, les enfants qui ont vécu des événements traumatisants apprennent des méthodes pratiques qu’ils peuvent utiliser seuls pour faire face à leurs peurs et les surmonter.

 

Berham, sa mère et sa soeur dans le camp de Dohuk
Berham, sa mère et sa soeur dans le camp de Dohuk, en Irak

Berham n’est pas le seul membre de la famille à aller aux sessions d’ATR. Sa mère y a également pris part. Parce que les parents jouent un rôle majeur dans la réadaptation psychologique de leurs enfants, ils participent également au programme. Ils apprennent à comprendre les comportements de leurs enfants après les événements traumatisants et à les gérer de manière à aider l’enfant à surmonter ses peurs.

 

Après qu’ils se sont échappés de leur village, la mère de Berham a remarqué que ses notes scolaires avaient baissé et qu’il était incapable de se concentrer. Aujourd’hui Berham va mieux, sa matière préférée à l’école est l’anglais, et il a montré plus de capacité à se concentrer à l’école et aussi lors des séances d’ATR.

 

« Berham est un enfant très intelligent. Je suis impressionné par la manière dont il peut se concentrer et reproduire ce qu’il a appris pendant les sessions de ATR « , dit Maysoon, un conseiller psychosocial de SOS Villages d’Enfants Irak. 

 
*Prénom modifié

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