6 frères et sœurs se retrouvent au village d'enfants SOS - SOS Villages d'Enfants

6 frères et sœurs se retrouvent au village d’enfants SOS

Les 6 frères et sœurs avec Emily leur « soeur SOS »

 

Lorsque Fadu* et Seidu, deux jumeaux de 11 ans, ont perdu leur mère d’un cancer du sein il y a deux ans, leur vie et celle de leurs six frères et sœurs n’ont plus jamais été les mêmes. Leur père, sachant bien qu’il ne pouvait pas s’occuper de ses huit enfants avec son revenu d’ouvrier occasionnel, a placé les triplés dans un orphelinat, puis a a demandé de l’aide à sa famille pour aider les autres enfants.

 

Fadu et Seidu sont allés vivre chez leur tante à Accra, la capitale du Ghana, mais au lieu de les envoyer à l’école, elle a transformé les garçons en enfants travailleurs sur un chantier de construction. Leur frère cadet, Ekuwa, âgé de sept ans, a été vendu par un autre parent pour travailler dans une ferme en Côte d’Ivoire.

 

Le trafic et le travail des enfants est un problème culturel profondément enraciné au Ghana. Une organisation non gouvernementale ghanéenne locale, qui défend les droits des enfants et sauve les victimes de trafic affirme qu’environ 24 000 enfants sont retirés de chez eux et forcés de travailler chaque année dans des conditions dangereuses et d’exploitation.

 

Les jumeaux font leur devoir avec leur mère SOS

« Nous avons manqué l’école et nous n’étions pas heureux « , dit Fadu. « Nous voulions retourner voir notre père pour qu’il nous emmène à l’école. Je connaissais le numéro de mon père, alors un jour où ma tante ne regardait pas, j’ai pris son téléphone et je l’ai appelé « , dit-il. Fadu ne savait pas où ils se trouvaient, alors il a décrit ce qu’il pouvait voir autour de lui.

 

Un bon samaritain a aidé à retrouver les deux garçons. Leur père a demandé l’aide d’une église locale partenaire de SOS Villages d’Enfants Ghana, et les jumeaux avec leurs triplés de deux ans ont été accueillis dans la famille SOS, donnant aux frères et sœurs la chance de grandir ensemble dans un foyer sûr et aimant. Patience Owusu, « mère SOS », a accueilli les cinq enfants en novembre 2018.

 

« Je suis une mère prête à m’occuper d’enfants à tout âge, dit Patience, mais quand j’ai appris que j’allais recevoir cinq enfants à la fois – des triplés et des jumeaux – le nombre était écrasant et j’ai paniqué. L’expérience que j’ai acquise pendant 10 ans en tant que mère SOS me semblait maigre devant cette tâche « , dit-elle.

 

Patience s’attendait à ce que les triplés pleurent quand ils sont rentrés chez elle, mais ils ne l’ont pas fait. « J‘ai aussi supposé que j’allais devoir les nourrir, mais non, ils ont commencé à manger tout seuls « , explique-t-elle. « J’ai dormi avec eux la nuit pendant un mois et, parce que nous ne pouvions pas tous tenir dans mon lit, j’ai mis un tapis sur le sol. Je les ai ensuite emmenés dans leurs chambres respectives et ils se sont installés facilement et rapidement « , dit-elle.

 

« J’étais heureuse que les triplés et les jumeaux se joignent à ma famille, mais j’ai été surprise qu’ils soient si nombreux « , dit Emily, 12 ans, qui avait été le bébé de la maison pendant un certain temps et se plaignait d’être seule. « Je chante avec eux et on joue avec un ballon. Je joue au professeur en écrivant l’alphabet au tableau et en demandant aux triplés de répéter après moi. Je continuerai à leur enseigner pour qu’ils puissent apprendre à lire et à écrire. Je les adore. Ils aiment jouer, mais l’un aime pleurer « , dit Emily.

 

Les triplés jouent

« Je protège ces enfants comme je le ferais pour les miens afin qu’ils puissent grandir en connaissant l’amour d’une mère « , ajoute Patience. « Je sais que cela a été difficile pour eux, alors je les réconforte et les encourage toujours. Les jumeaux avaient du retard à l’école, mais ils étudient dur« , dit-elle.

 

Fadu dit qu’il veut être pilote d’avion, et Seidu ingénieur pour fabriquer des robots qui feront ce qu’il veut. Bien que les jumeaux n’oublient pas leurs expériences traumatisantes passées, dans leur famille SOS ils ont l’occasion de guérir leurs blessures et de se concentrer sur leur enfance.

  

En mars 2019, Ekuwa rejoint ses frères et sœurs dans la famille de Patience, après son sauvetage de Côte d’Ivoire.

 

 

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