Article - SOS Villages d'Enfants

Projet RECORDE : atelier et rencontre au Mali avec la coopération de Monaco

 

 

 

 

 

 

Du 6 au 12 avril, SOS Villages d’Enfants Mali a accueilli SOS Villages d’Enfants France, SOS Villages d’Enfants Burkina Faso et le bureau régional Afrique de l’Ouest de la fédération pour différents temps de rencontres autour du projet RECORDE, qui regroupe 4 Programmes de Renforcement de la Famille au Burkina Faso et au Mali, cofinancés depuis 2017 par l’Agence Française de Développement (AFD) et le Gouvernement de la Principauté de Monaco.

 

Fortement impliquée aux côtés de SOS Villages d’Enfants depuis deux ans, la Coopération de Monaco a consacré deux journées entières au projet : la première pour visiter les activités du projet à Kita, à 180 km de Bamako. Candice Manuello (Responsable des programmes Mali) et Cécile Dakouo (Coordinatrice pays au Mali) ont ainsi pu découvrir deux périmètres maraîchers aménagés grâce au projet, rencontrer les femmes d’un groupement d’épargne et de crédit communautaire, échanger avec un club d’enfants et les organisations à base communautaire renforcées par le projet. Les communautés, fortement mobilisées autour de cette visite importante, ont pu témoigner de leur reconnaissance et des bénéfices qu’elles retirent du projet, au profit du bien-être de leurs enfants. La visite s’est achevée par la rencontre de deux « familles SOS » au sein du village d’enfants SOS de Kita, qui ont récemment accueilli de jeunes enfants venant de la pouponnière de Bamako, également appuyée par la Coopération de Monaco.

 

Les représentantes de la Coopération monégasque ont également participé au premier jour de l’atelier de coordination du projet organisé à Bamako. Durant trois jours, les équipes du Burkina Faso, du Mali, du bureau régional et de SOS Villages d’Enfants France ont travaillé sur les résultats atteints après plus de deux ans de projet et sur les défis à relever à 8 mois de la fin de celui-ci. Ce type d’atelier est également l’opportunité de faciliter les échanges de pratiques et d’expériences entre associations nationales, d’autant que 4 collaborateurs de SOS Burkina Faso ont pu visiter les programmes de Kita et de Sanankoroba au cours de la semaine.

 

D’ici décembre 2019, le principal défi sera d’achever avec succès le transfert de compétences aux 13 organisations à base communautaires (OBC) renforcées par SOS Villages d’Enfants.

 

 

 

Première réunion de la commission de la rédaction des actes de la Dynamique !

 

 

 

 

Jeudi 16 mai 2019 a eu lieu la première réunion de la commission de la rédaction des actes de la Dynamique 30ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant. Ces actes politiques forts seront remis à des décideurs politiques le 20 novembre prochain.

 

Leur objectif ? Démontrer comment 30 ans après la signature de la Convention relative aux droits de l’Enfant, passer de la Convention aux Actes.

La Fondation PSG invite les enfants de SOS Villages d’Enfants à un entraînement

 

 

 

 

A l’occasion de La Journée des Enfants qui se tenait mercredi 15 mai 2019, une dizaine d’enfants du village SOS de Persan ont pu se rendre au Parc des Princes pour une journée forte en émotions organisée par le Paris Saint-Germain et sa Fondation Children First.

 

A leur arrivée, un t-shirt et un goûter leur ont été offerts avant qu’ils prennent place dans les tribunes du stade. Quelques animations étaient alors proposées dans les gradins. Mais surtout, de 14h à 16h, ils ont pu assister à l’entraînement des joueurs du club parisien.

 

Le groupe a alors pu voir (en vrai !) leurs idoles Mbappé, Neymar ou encore Cavani s’échanger des ballons. Le club se préparait pour sa rencontre avec Dijon ce samedi. Un beau moment sportif qui a fait rêver tous les enfants.

 

 

Deuxième stage du PEPS autour du thème de la confiance

 

 

 

 

Les deuxièmes stages du Programme d’Epanouissement Par le Sport (équitation, randonnée, multi-eau et expression corporelle) ont pris fin la semaine dernière.

 

Cette deuxième semaine de stage orientée sur la confiance a permis à chacun des 58 enfants de prendre de l’assurance et de s’ouvrir davantage aux autres et sur le monde.

 

Le prochain rendez-vous aura lieu cet été pour leur dernier stage.

 

 

 

 

 

Renforcement des liens avec la magistrature

 

 

 

 

 

Deux nouvelles magistrates ont pris récemment leur fonction sur le territoire de Cambrai. A l’issue d’une audience, Madame Stéphanie Saint-Maxence, juge des enfants nouvellement nommée, avait témoigné son grand intérêt pour le projet de SOS Village d’Enfants. Rapidement, l’équipe de Neuville a donc lancé une invitation pour un petit déjeuner découverte.

 

Madame Saint-Maxence accompagnée de Madame Daydie, sont ainsi venues à notre rencontre pour mieux comprendre notre projet. Les échanges étaient très riches : Comment s’organise la protection dans un village d’enfants SOS ? Comment se crée et s’accompagne le lien d’attachement ? Comment accompagnons-nous l’autonomie ?  Quel est le profil des équipes SOS Villages d’Enfants ?

 

Sur le plan technique, nous avons échangé de précieuses informations sur la rédaction des rapports d’échéances afin de perfectionner notre savoir-faire.

 

Corentin Cormont, élu Espace National de Consultation des Jeunes (ENCJ) nous a rejoint en fin de matinée pour témoigner de son parcours et porter la voix de notre plaidoyer sur la question du devenir des majeurs.

 

Ce type de rencontre est important dans la relation de partenariat car elle instaure une qualité relationnelle cruciale et souvent déterminante lors des audiences où les enjeux sont conséquents.

 

En deux ans, le village de Neuville a accueilli neuf juges pour enfants, signe d’un intérêt grandissant pour notre action et fruit d’un partenariat renforcé avec l’Ecole Nationale de Magistrature.

 

 

 

Ouverture d’une nouvelle maison familiale

 

Depuis le 25 avril dernier, une nouvelle maison familiale a ouvert ses portes !

 

 

       

 

 

Madame Martin-Baboux, Educatrice Familiale, et sa collègue Madame Tomin-Allard, Aide Familiale, y accueillent cinq frères et sœurs depuis le 30 avril.

 

 

          

 

 

Cette maison est donc la troisième à être déployée en amont de l’ouverture officielle du village d’enfants SOS cet été sur le parc départemental de l’Isle Briand.

 

 

         

Mise en place d’une campagne de prévention avec la gendarmerie

 

 

 

 

 

 

 

Depuis plusieurs mois, le village d’enfants SOS a engagé un travail avec la gendarmerie dans le cadre d’une campagne de prévention des actes d’incivilités et des risques liés aux réseaux sociaux.

 

En avril dernier, la première phase a permis d’organiser une rencontre lors d’une réunion village pour échanger sur les missions respectives de chacun.

 

Au cours du second semestre 2019, une rencontre est prévue entre une brigade spécialisée de gendarmerie et les jeunes du village.

 

 

Séminaire des directeurs autour du thème « Penser ensemble la question de la Protection de l’Enfant »

 

 

 

 

 

 

Le séminaire des directeurs, chefs de service et responsables des programmes éducatifs s’est déroulé à Lyon, du mardi 14 mai au jeudi 16 mai. Il a réuni, autour d’Isabelle Moret, directrice générale, plus de 60 collaborateurs issus du siège et de différents établissements. Il a été animé par Bertrand HAGENMULLER et Bernard BENATTAR de la structure « Penser Ensemble ». Ils connaissaient déjà notre association car ils ont déjà animé des formations novatrices pour l’association. Deux intervenants extérieurs nous ont rejoint également : Pierre-Yves BROSSET chargé de mission pour le défenseur des droits en Belgique et Hyacinthe BOHOUSSOU, représentant la fédération internationale en Afrique de l’Ouest et en charge du pilotage de la mise en œuvre de la politique de sécurité et de protection de l’enfant dans cette région.  

 

L’apport de nos intervenants a été précieux pour nous permettre de réfléchir et surtout être force de propositions. Il s’agit pour nous de faire face à un niveau d’exigence toujours plus élevé en ce qui concerne la protection des enfants qui nous sont confiés. En effet, les enjeux de ce séminaire étaient majeurs :

 

  • Prévenir et faire face aux violences vécues par les enfants accueillis
  • Favoriser le développement d’une culture partagée autour des enjeux de sécurité des enfants  
  • Faire émerger des réflexions et des propositions afin de nourrir notre politique associative dans ce domaine

 

 

 

 

                       

Gros plan sur la formation des éducatrices et des aides familiales

grace-a-vos-dons-formation-EFÊtre éducatrice ou aide familiale, c’est à la fois s’engager personnellement et exercer des fonctions et un métier en équipe. S’il y a une part d’aptitudes de base, une autre s’apprend. “Les valeurs que nous défendons n’ont de sens que si elles se traduisent en actes, explique Christophe Chabrier, responsable de la formation à SOS Villages d’Enfants. Nos formations ont pour objectif de donner aux recrues les clefs afin de mettre en œuvre notre approche de la prise en charge des enfants qui dépasse le champ purement éducatif.”

 

Les personnes qui rejoignent les équipes possèdent des expériences professionnelles et des parcours de vie différents. “Nous nous appuyons sur ceux-ci, précise Ludovic Niccoli, conseiller à l’Action pédagogique de SOS Villages d’Enfants. Autrement dit, nous adaptons leurs savoirs afin qu’ils puissent s’intégrer à notre modèle associatif”.

 

Ces formations ont aussi pour finalité de les aider à prendre du recul face aux situations parfois difficiles qu’elles sont amenées à vivre car, complète Christophe Chabrier, “les bienfaits apportés aux enfants se manifestent souvent dans la durée”.

 

En pratique la formation est organisée en trois temps. Le premier est un tutorat d’une année au sein même du village. Cet accompagnement est réalisé par une équipe constituée d’une éducatrice familiale, d’un éducateur spécialisé, d’un psychologue, d’un chef de service, d’un secrétaire comptable.

 

Le second temps est une formation de 4 semaines, organisée au siège de SOS Villages d’Enfants. Elle s’articule autour de grandes valeurs:

 

Deux promotions accueillent chaque année une trentaine de personnes. “Cette formation est volontairement organisée un an après la prise de fonction des éducatrices afin que les informations parfois techniques qu’elles découvrent fassent écho à leurs pratiques éducatives”, souligne Ludovic Niccoli. Ces semaines de formations sont donc très éloignées d’une approche académique, les interactions avec les formateurs mais aussi entre les éducatrices sont permanentes.

 

“Le secret de la réussite à ces postes, c’est le savoir-être, ajoute Christophe Chabrier. C’est le fil rouge de notre approche pédagogique et cela nous distingue des autres professionnels de l’accompagnement chez lesquels la culture de la formation initiale, souvent magistrale, est très forte”. En conclusion du cursus, les éducatrices familiales rédigent puis présentent à l’oral une étude de cas autour des compétences qu’elles ont renforcées. Le troisième et dernier temps est celui des formations de perfectionnement au siège ou en région organisées tout au long du parcours professionnel des intéressées.

 

Enfin, s’ajoute à ces trois temps une “supervision”, c’est-à-dire un accompagnement de deux ans par un(e) psychothérapeute avec qui les éducatrices familiales échangent sur la manière intime dont elles vivent leur engagement professionnel. Un accompagnement très riche et sur la durée qui leur permet de construire les réponses les plus adaptées pour chaque enfant. Et c’est grâce à vos dons que ces programmes de formation peuvent être menés à bien.

Repérer et accompagner le délaissement parental

Le 26 avril, le village d’enfants SOS a accueilli Madame Andrzejewski, psychologue spécialisée de la Maison Département Solidarité (MDS) de Calais, qui est intervenue devant l’ensemble de l’équipe éducative. Le thème de cette demi-journée était : « Travailler auprès d’enfants en situation de délaissement parental, repérer et accompagner ». 8 fratries et 16 enfants vivent en effet cette situation au village SOS de Calais.

 

Après avoir clarifié les aspects législatifs et leurs récentes évolutions, Madame Andrzejewski a étayé notre réflexion quant à l’accompagnement des enfants à travers les différentes étapes, depuis le constat du délaissement jusqu’au statut de pupille et l’élaboration du projet de vie. Nous avons notamment pu questionner le rôle joué – quelquefois malgré nous – par nos émotions. Nous ne sommes – par exemple – pas toujours à l’aise face à une visite annulée et la répétition de cet état de fait. Ainsi chacun se débrouille avec l’émotion suscitée par les réactions des enfants. Chacun a pu envisager le travail psychique tout au long de ce processus et réfléchir aux rôles des uns et des autres dans un travail partenarial.

 

Nous nous sommes quittés sur la notion de besoins fondamentaux de l’enfant et particulièrement le besoin de sécurité comme méta-besoin … ouvrant peut-être la perspective d’une deuxième séance de travail.

 

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