Article - SOS Villages d'Enfants

À la recherche de nouveaux partenaires

SOS Villages d’Enfants lance un appel aux entreprises solidaires dans une campagne de prospection TV.

 

 

Pour développer son action, SOS Villages d’Enfants a besoin de partenariats forts. L’association lance ainsi un appel aux entreprises porteuses de valeurs solidaires fortes dans une campagne de publicité TV :

 

 

 

 

Ce spot est diffusé sur BFM Business et France 5 depuis début décembre.  

La nouvelle équipe des partenariats est là !

 

 

Avec au centre, Emilie Fontaine, Responsable des partenariats de SOS Villages d’Enfants France.

A droite, Julie Anento, chargée des partenariats avec les fondations.

A gauche, Marguerite Grivet, chargée des partenariats avec les entreprises. 

 

Un trio de choc à votre écoute et motivé à faire grandir nos partenariats et imaginer ceux de demain !

La famille des partenaires de SOS Villages d’Enfants s’agrandit

En 2022, de nouveaux partenaires ont rejoint les partenaires SOS Villages d’Enfants pour soutenir sa mission en France et dans le monde. 

 

Depuis de très nombreuses années, SOS Villages d’Enfants peut compter sur le soutien fidèle de ses partenaires, grâce auquel elle déploie ses actions de protection de l’enfance en France et dans 23 pays du monde. 

 
En 2022, de nouvelles entreprises solidaires se sont engagées aux côtés de l’association pour rejoindre le rang de ses partenaires :

 

Un grand merci pour la confiance qu’elles nous ont témoignée.

 

La tombola solidaire de Noël de Procter & Gamble

Comme chaque année, Procter & Gamble a organisé une tombola solidaire pour soutenir SOS Villages d’Enfants au moment de Noël. 

 

Depuis 2014, Procter & Gamble soutient l’action de SOS Villages d’Enfants.
Les collaborateurs du groupe s’engagent pleinement dans ce partenariat tout au long de l’année.
 

L’une des grandes traditions est l’organisation d’une tombola solidaire au moment des fêtes.
Les salariés du siège à Asnières sont très nombreux à participer et l’ensemble des gains sont reversés à SOS Villages d’Enfants.
 

 

Cette année, le produit de cette tombola viendra soutenir le Programme de Qualité de Vie au travail du personnel éducatif en villages SOS, et tout particulièrement des éducatrices et éducateurs familiaux.
Un projet essentiel pour garantir l’épanouissement professionnel de celles et ceux qui prennent soin au quotidien des enfants accueillis par SOS Villages d’Enfants.
 

En 2022, comme lors des éditions précédentes, les collaborateurs de P&G ont démontré leur engagement et leur solidarité ! 

 

 

 

Au Bénin, le courage et la résilience de Bernard

 

Après le décès de son épouse, Bernard s’est retrouvé seul avec ses trois enfants. Grâce à l’accompagnement de SOS Villages d’Enfants Bénin, il n’a pas perdu pied et est même devenu un soutien précieux pour sa communauté. 

 

 » C’est une période difficile. Il va vous falloir être très courageuses. C’est un nouveau départ pour vous et pour moi… » 

 

En ce jour de 2010, Bernard s’adresse à ses filles, Bergère, 13 ans, et Charlotte, 7 ans.  

 

Tous trois ont le cœur bien lourd. Leur mère, Germaine, vient de mourir en mettant au monde le petit Ebenezer. 

 

Bernard a 54 ans. Il habite dans la banlieue de Cotonou, la capitale économique du Bénin, où il exerce le métier de soudeur. C’est un professionnel expérimenté et apprécié. Mais, malgré sa détermination, le drame qu’il vient de vivre va totalement bouleverser sa vie. 

 

Peu à peu, il n’arrive plus à concilier ses contraintes professionnelles avec ses responsabilités de père de famille. Il perd son emploi et, afin de subvenir à ses besoins et à ceux de ses enfants, contracte un prêt à la banque, qu’il est incapable de rembourser. 

 

« Je commençais à me sentir bizarre, comme si je devenais fou, raconte-t-il aujourd’hui, assis sous le porche de sa maison. Quand vous êtes un père veuf, la communauté s’attend à vous voir vous effondrer et vous réfugier dans l’alcool. Moi, je n’avais qu’un seul objectif : nourrir mes filles et mon fils. Ce qui m’importait, c’était l’avenir de mes enfants. » Pour ne pas les entraîner dans sa chute, en 2011, Bernard résout à les envoyer vivre chez leurs grands-parents. « Ce fut la période la plus difficile de ma vie », se remémore-t-il avec émotion. 

 

 

L’AIDE DE SOS VILLAGES D’ENFANTS BENIN  

 

Peu après cette séparation, un ami lui parle de SOS Villages d’Enfants Bénin. « Cette association, lui explique-t-il, peut aussi aider les parents. » Bernard prend alors contact avec les responsables et intègre peu après le Programme de renforcement des familles qui apporte un soutien financier, matériel et humain aux familles en difficulté. Pour Bernard, l’accompagnement inclut la prise en charge des frais de santé et d’éducation de ses enfants. Libéré de cette pression financière, il obtient un nouveau prêt bancaire qui lui permet de relancer son atelier de soudure, d’éponger ses dettes et de retrouver une vie stable. 

 

En 2015, quatre ans après leur « séparation », Bergère, Charlotte et Ebenezer reviennent enfin vivre avec leur père, plus volontaire que jamais. « Je faisais tout dans la maison : le ménage, la cuisine, la toilette des enfants  », raconte avec fierté celui qui n’oublie pas de mentionner l’aide plus que précieuse de Bergère, alors âgée de 14 ans : « Sans elle, je n’y serais jamais arrivé. » 

 

L’accompagnement des équipes de SOS Villages d’Enfants Bénin lui fut encore précieux pendant cette période : « Par exemple, lorsque Bergère a eu ses premières règles, je ne savais pas ce que je devais faire ou dire. Les équipes de SOS Villages d’Enfants ont été d’une grande aide en apportant à ma fille le soutien dont elle avait besoin. »  

 

Aujourd’hui âgée de 25 ans, Bergère est désormais une jeune femme épanouie. Titulaire d’un baccalauréat en gestion informatique et en économie, elle est actuellement stagiaire au service client du transporteur DHL de Cotonou. « Ce travail m’apprend à avoir davantage confiance en moi et à prendre conscience de mes compétences, explique-t-elle. Pour le reste, je dois remercier mon père, qui m’a appris à être forte, résistante et à ne jamais abandonner. »  

 

Pendant ses études, elle a aussi bénéficié du programme GoTeach, mis en place par DHL, en partenariat avec la Fédération SOS Villages d’Enfants. Celui-ci permet à des jeunes d’être accompagnés par des salariés du groupe, qui partagent leurs expériences professionnelles et les aident à faire leurs premiers pas dans le monde du travail. Bergère rêve aujourd’hui de s’envoler pour le Canada pour y passer une maîtrise en gestion informatique.  

 

Bernard, quant à lui, est devenu président de l’Association communautaire d’assurance maladie de son quartier. Celle-ci a été fondée par SOS Villages d’Enfants pour aider ses membres à apprendre à mieux épargner, afin de couvrir les dépenses de santé de leur famille. La structure épaule également celles et ceux qui veulent se lancer dans de nouvelles activités génératrices de revenus, telles que la production de savons. Enfin, la générosité de Bernard s’exprime dans son atelier de soudure où il accueille désormais des jeunes issus de milieux défavorisés pour leur apprendre, bénévolement, le métier. Une manière pour lui de rendre à sa communauté le soutien qu’il a reçu au moment où il en avait le plus besoin. 

 

Il espère un jour faire de son espace de travail un lieu d’accueil polyvalent, dans lequel les jeunes de sa communauté pourront se réunir et apprendre de nouvelles compétences ou un nouveau métier. « Ce qui m’est arrivé m’a rendu plus conscient des problèmes et des conditions de vie des gens, conclut-il. Je suis plus sensible et tourné vers les autres qu’autrefois. »  

Au Togo, un hôpital dédié aux mères et à leurs enfants

 

 

64 pour 1 000(1), c’est le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans au Togo aujourd’hui. Même si, grâce à une politique volontariste, ce triste phénomène a diminué de moitié depuis 30 ans, il est encore bien plus élevé qu’en France, où on dénombre moins de quatre décès pour 1  000 naissances.  

 

Pour contribuer à réduire cette mortalité infantile, l’hôpital Mère-Enfant de Kara, géré par SOS Villages d’Enfants, est un acteur essentiel de la santé des familles de cette région du nord du Togo. « Notre équipe compte 55 professionnels qui assurent chaque année plus de 9 000 consultations et plus de 1  000 accouchements, et vaccinent 7 000 enfants », détaille le docteur Adjalamotom Tawelessi, directeur administratif de l’établissement.  

 

L’hôpital Mère-Enfant est l’une des unités du programme Santé de SOS Villages d’Enfants Togo. Depuis quatre ans, SOS Villages d’Enfants France participe aux frais de fonctionnement de ce centre de référence en matière de soins obstétricaux et néonataux, à hauteur de 190 000 euros annuels. 

 

L’hôpital est l’émanation du Centre médical SOS, fondé en 1982, soit trois ans après la création de l’association togolaise. « L’un des objectifs majeurs était alors de répondre aux besoins en matière de sous-nutrition et de malnutrition des enfants orphelins ou abandonnés », explique le docteur Tawelessi. Peu à peu, cette unité a développé de nouveaux services en matière de santé des enfants. 

 

En mars 2002, le centre fut une première fois agrandi pour devenir un centre de protection maternelle et infantile, et c’est en 2011 qu’il a acquis son statut d’hôpital spécialisé. « Les besoins étant en très forte croissance, le CHU et le CHR ne parvenaient pas à y répondre, ajoute le médecin. Ce que nous faisons aujourd’hui va de la médecine générale à la pédiatrie, en passant par la gynécologie, l’obstétrique, la néonatologie, la vaccination, les urgences… » S’y ajoutent une pharmacie et un laboratoire d’analyses biomédicales. 

 

Toujours dans l’optique de réduire le taux de mortalité infantile, l’équipe assure des séances postnatales de soutien aux jeunes mères, afin de les aider à adopter les bonnes postures avec leurs nouveau-nés pour l’allaitement maternel, et assure un suivi de la croissance des bébés. « Nos champs d’intervention principaux restent la pédiatrie et la maternité, poursuit le directeur. Mais notre réputation, la qualité de notre accueil, notre attention à la propreté et à l’hygiène de notre établissement attirent de plus en plus de patients qui nous réclament des soins que nous ne proposons pas, ou très peu, tels que l’ophtalmologie, l’imagerie médicale et la cardiologie. »  

 

Le programme de développement de l’hôpital Mère-Enfant a donc été élaboré sur dix ans pour déployer ces différents services, renforcer le service de nutrition, créer un projet sur la santé sexuelle et la reproduction, ainsi qu’une unité mobile de soins, pour aller à la rencontre des futures mères dans les zones reculées. « C’est un nouveau défi, car 850 000 euros seront nécessaires, avec l’objectif d’atteindre à terme 80  % d’autofinancement, reprend le docteur Tawelessi. Mais nous sommes confiants, nous avons déjà fait tant de choses grâce à l’appui de SOS Villages d’Enfants France ! J’invite tous vos lecteurs, soignants ou non, à nous rendre visite pour saisir la réalité de notre fonctionnement et, pourquoi pas, nous donner un coup de main.» 

 

1 : Groupe interinstitutions des Nations unies pour l’estimation de la mortalité infantile. 

L’édito de Kevin

 

 

« J’ai 12 ans et j’habite au village depuis sept ans. Ma grande sœur majeure est partie, mais on se revoit et il y a encore mon petit frère Max(1), qui a 11 ans. On a décidé de partager la même chambre quand on est arrivés. On s’entend bien. On parle de l’école, on s’entraide. Évidemment, on a des disputes de frères …  

 

Un sujet sur lequel on n’est pas d’accord, c’est le sport :  il fait du judo et moi, je fais du rugby. Au rugby, j’aime beaucoup la convivialité :  il y a toujours un copain à qui passer le ballon. Évidemment, on prend des coups, mais je n’ai plus peur. Pourtant, il y a souvent des adversaires plus grands que moi ! C’est obligé, parce que je joue numéro « 9 », c’est-à-dire le poste d’Antoine Dupont(2), demi de mêlée. J’aime bien comme il est toujours solidaire avec son équipe. Il a une belle personnalité. 

 

Plus tard, je voudrais m’engager et faire carrière dans l’armée de terre. La solidarité et la rigueur, c’est ce qui m’attire dans l’armée. C’est comme une école : on apprend, on se respecte.  

 

Je me sens bien au village. Dans ma maison, dont j’ai choisi la photo, il y a deux autres fratries. On s’entend bien tous les six. L’aîné, je le considère comme mon grand frère. C’est bien d’avoir un grand frère :  il m’aide, je prends exemple sur lui. »

 

1: Les prénoms ont été modifiés pour des raisons de confidentialité. 

2 : Joueur international français de rugby. 

“Être un enfant placé ne devrait jamais être une honte”

Entre Alicia et l’Aide Sociale à l’Enfance, c’est une longue histoire. Accueillie en foyer dès ses deux ans, elle a rejoint le village d’enfants SOS de Marange-Silvange quatre ans plus tard. Si elle n’oublie pas son début de vie qu’elle juge compliqué, elle se dit aujourd’hui en paix.

 

ALICIA, UNE ENFANT SOS VILLAGES D’ENFANTS DEPUIS SON PLUS JEUNE ÂGE

Le parcours d'AliciaAlicia Benhenia vient d’avoir 21 ans. Ancienne enfant accueillie au village d’enfants SOS de Marange-Silvange, elle vit depuis avril dernier à Villemomble (Seine-Saint-Denis) avec Ramy. Le jeune homme a, lui aussi, connu l’Aide Sociale à l’Enfance et a été placé en famille d’accueil. Alicia et Ramy se sont rencontrés peu avant leur majorité et se sont mariés en juillet 2020.

 

Avant son déménagement, Alicia vivait dans un Foyer pour Jeunes Travailleurs de Metz. “J’y suis restée un an et demi après avoir passé 4 mois dans un studio mis à ma disposition par le village d’enfants SOS”, raconte-t-elle. Aujourd’hui, la jeune femme est fière de son autonomie. “Je me débrouille ‘comme une grande’, sourit-elle. J’ai fait mon changement d’adresse, j’ai trouvé une assurance habitation, ouvert mon compte de Sécurité sociale en ligne… J’aide aussi beaucoup Ramy qui est d’origine algérienne et a plus de mal que moi avec le français.” Son mari travaille pour un livreur de Pizza. Alicia, elle, cherche un poste de vendeuse de prêt-à-porter. “Cela correspondrait au BAC professionnel que j’ai en poche, dit-elle, mais je suis prête à travailler ailleurs pour commencer”.

 

« JE SUIS EN PAIX »

 

La jeune femme a été accueillie au village d’enfants SOS de Marange-Silvange à l’âge de 6 ans avec Soreges, son grand frère de 9 mois son aîné. Tous deux avaient d’abord été placés à leurs 2 ans dans un foyer pour la petite enfance de Forbach. Alicia ignore les raisons de cet éloignement de leur mère et de leur beau-père ; les enfants ayant peu vécu avec leur père. “Soreges a consulté notre dossier et il m’a déconseillé de chercher à savoir ce qu’il s’était passé. Aujourd’hui, je suis en paix et préfère ne pas ouvrir de nouvelles blessures”.

 

Pendants leurs placements, Alicia et son frère sont restés en contact avec leur mère et leur beau-père chez qui ils passaient un week-end sur deux. Ils voyaient aussi leur père une fois par mois, toujours chez leurs grands-parents. “Il avait des problèmes, explique Alicia avec pudeur mais lorsqu’on était avec lui, il était toujours apaisé.” La jeune femme assure d’ailleurs avoir toujours eu de bonnes relations avec ce dernier tout comme avec sa mère et son beau-père qui, assure-t-elle, “ont tous toujours fait tout ce qu’ils pouvaient pour leurs enfants.”

 

Sa mère et son beau-père, aujourd’hui séparés, ont eu 5 autres enfants après l’éloignement d’Alicia et Soreges. “Ces petits, c’était tout pour moi, c’étaient mes anges, raconte la jeune femme. Lorsque j’étais chez ma mère, je leur achetais des cadeaux avec mon argent de poche, je leur changeais les couches, leur donnais les biberons et j’aidais ma maman en faisant la vaisselle ou en nettoyant la maison.” Alicia les voit aujourd’hui beaucoup moins car ils ont, eux aussi, été placés en famille d’accueil.

 

CASSER LES PRÉJUGÉS

 

Alicia se souvient de la semaine qui a précédé son arrivée au village d’enfants SOS. “Nous avions été invités à y passer une journée. Je me rappelle que, pour le repas, notre future aide familiale nous avait préparé du jambon avec des petits pois carottes et des pommes de terre. Nous avions joué avec les 4 autres enfants qui vivaient déjà là et j’avais découvert la chambre que j’allais partager avec une autre fille. Cette pièce à la tapisserie bleue était si belle ! Il y avait une magnifique lampe en forme de fleur et un immense bureau rien que pour moi.”

 

Dans le village d’enfants SOS de Marange-Silvange, Alicia est restée jusqu’à ses 19 ans. Elle a été accueillie non par une mère SOS, mais par deux aides familiales. “Jusqu’à mon CM2, Sylvie et Olga se sont occupées de moi puis Esperance a pris le relai d’Olga partie en retraite”, raconte-t-elle. C’est avec Espérance qu’Alicia (qui la considérait comme sa mamie) a noué les liens les plus forts. “Nous sommes toujours en contact et je sais que je peux compter sur elle en cas de besoin.”

 

Malgré l’attention des équipes et le cadre chaleureux, Alicia a vécu difficilement son arrivée au village et ses relations avec les aides familiales ont souvent été difficiles. “J’étais très capricieuse et je n’aimais pas être comparée aux autres enfants de la maison. À l’école, je n’avais pas le cœur à travailler ; je ne pensais qu’à ma mère, mes petits frères et ma petite sœur… Mon corps était en classe, pas ma tête.”

 

Parmi les souvenirs marquants de sa vie au village d’enfants SOS, Alicia cite les nombreuses activités sportives et culturelles auxquelles elle a pris part. “J’avais notamment choisi de faire de la danse moderne jazz et du basketball.” Elle se souvient aussi des fêtes annuelles et des spectacles auxquels elle participait comme chanteuse ou danseuse devant ses parents et son beau-père, tous trois conviés. La jeune femme évoque également les colonies de vacances auxquelles SOS Villages d’Enfants lui a permis d’être inscrite. L’une d’elles a joué un rôle crucial puisque c’est pendant un séjour à Argelès-sur-Mer, qu’à 17 ans, elle a rencontré Ramy.

 

Dans un long texte Alicia a partagé son parcours afin, dit-elle, “de casser les préjugés et pour que les gens comprennent qu’être un enfant placé ne devrait jamais être une honte. Cela peut même être une chance. Il y a des hauts, beaucoup de bas, mais on trouve toujours des personnes qui vous aident et vous écoutent. J’aimerais d’ailleurs que ce soutien soit toujours aussi fort lorsqu’on a quitté la maison dans laquelle on a grandi.”

Une aide pour des familles ukrainiennes réfugiées

SOS Villages d’Enfance France soutient des familles ukrainiennes réfugiées dans le département du Nord

 

SOS Villages d’Enfants sait se mobiliser pour défendre les enfants et leurs familles en cas de catastrophes naturelles ou de conflits. À l’heure où vous lirez ces lignes, une action d’hébergement et de soutien aura été mise en œuvre dans le département du Nord au bénéfice de quinze familles ukrainiennes réfugiées. Cela représente une soixantaine de personnes, essentiellement des mamans accompagnées de leurs enfants, mais aussi quelques femmes ayant un statut de type “famille d’accueil” qui, en Ukraine, s’occupent de 5 à 8 mineurs pour lesquelles elles ont délégation d’autorité parentale.

 

Partenaire du projet, un bailleur social du département les héberge dans quinze logements de différentes communes du Valenciennois. L’association SOS Villages d’Enfants se charge de leur accompagnement. Tous sont arrivés très fragilisés, physiquement et psychologiquement. Un diagnostic précis de leurs besoins a été réalisé afin de leur proposer un soutien aussi personnalisé que possible. Pour les aider à surmonter leurs troubles et à retrouver santé et équilibre émotionnel, SOS Villages d’Enfants France a adapté son “Programme de Renforcement des Familles”. Rappelons que celui-ci vise à soutenir, à domicile, les compétences parentales afin de prévenir les situations qui causeraient du tort aux mineurs ou constitueraient des atteintes à leurs droits. Si le contexte est différent, les responsables du PRF du Nord savent parfaitement comment agir et sont donc en première ligne de ce projet. Ils sont épaulés par le chef de service et le directeur, un éducateur-coordinateur, un travailleur social, un psychologue et par plusieurs bénévoles traducteurs qui dispensent également des formations linguistiques.

 

Les équipes de SOS Villages d’Enfants jouent un rôle d’intermédiaire et de facilitateur d’échanges entre ces familles et les administrations françaises. Elles s’assurent qu’elles reçoivent tous les soins dont elles ont besoin et les aident à garder le contact avec leurs proches restés en Ukraine. La bonne intégration scolaire des enfants est évidemment une priorité, et tout est fait pour qu’ils prennent part à des activités sportives, ludiques et culturelles. Ils auront aussi l’occasion de partager des temps de jeux dans les villages d’enfants SOS de Marly et Neuville). Les mamans pourront, elles, compter sur les jeunes adultes de la Maison Claire Morandat qui se sont spontanément proposés pour leur faire découvrir la ville, les commerces, leur expliquer le fonctionnement des transports en commun, de La Poste, etc. Les liens qui se noueront seront humainement riches et valorisants pour ces jeunes accueillis en Protection de l’enfance. Cette fois, ce sont eux qui seront la main tendue !

 

Ce projet répond à l’une des raisons d’être de SOS Villages d’Enfants : défendre, partout, les droits des enfants. C’est une initiative inédite dans l’histoire de l’association et elle a vocation à évoluer. L’accompagnement pourrait ainsi être proposé à des familles françaises qui hébergent déjà dans leur propre logement d’autres familles ukrainiennes.

L’édito d’Inès

Manga

 

Je m’appelle Inès et j’ai 15 ans. Je me souviens très bien de mon premier jour au village d’enfants SOS parce que j’avais vraiment demandé à y être accueillie. Je voulais retrouver mon frère et savais que cela ne serait possible qu’ici. J’avais passé 5 ans dans le même foyer que lui. On s’y côtoyait plus comme des enfants parmi d’autres enfants que comme un frère et sa sœur. J’en garde de beaux souvenirs d’amitiés mais j’avais envie de quelque chose de plus profond. Le foyer ressemblait à un lycée, trop grand pour y vivre bien, avec une cantine et plein de chambres. Au village SOS, j’ai trouvé une vie qui ressemblait à celle d’une famille, dans une maison à notre taille, avec une mère SOS, trois enfants d’une autre fratrie et mon frère.

 

Je fais beaucoup de travaux manuels et espère faire un Centre de Formation d’Apprentis à ces métiers. En avril dernier, je suis allée à une convention de culture japonaise à Toulon. Je m’étais déguisée en un personnage de Manga (Bakugo Katsuki de l’animé* MHA) dont j’avais créé le costume. Il était très réussi et beaucoup de visiteurs sont venus faire des selfies avec moi.

 

Les mangas japonais sont depuis longtemps une de mes passions tout comme la culture asiatique. J’aime la K Pop. J’aime aussi le genre nightcore en musique qui consiste à reprendre des chansons connues en les accélérant afin d’en proposer une interprétation vraiment nouvelle. Cela crée plein de belles surprises très prenantes.

 

* film d’animation japonais généralement adapté d’un manga

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