Article - SOS Villages d'Enfants

Les bonnes notes du programme Pygmalion

 

Pour un enfant, progresser dans ses apprentissages est à la fois le gage d’un épanouissement personnel et celui de sa future insertion socioprofessionnelle. Si les enfants hébergés en structures d’accueil ont souvent des parcours d’études difficiles, l’échec scolaire n’est pas une fatalité. Mis en place dans chaque village d’enfants SOS depuis 2014, le programme Pygmalion vise à les soutenir dans leur scolarité. “Ce qu’on appelle l’effet Pygmalion est le phénomène par lequel on augmente les probabilités de succès de quelqu’un dès lors qu’on lui montre que l’on croit en sa réussite, explique Nathalie Dupire, directrice territoriale pour la région sud, référente du programme et ancienne directrice du village de Carros pendant 13 ans. Pour des enfants qui manquent de confiance en eux, c’est quelque chose de fondamental.”

 

 

La force de ce programme est d’impliquer collectivement tous les adultes en lien avec l’enfant : enseignants, équipes des villages, parents, référents ASE(1)… Au cœur de ce dispositif, se trouve l’éducateur (ou l’éducatrice) scolaire présent dans chaque village et qui joue le rôle de coordinateur des actions menées. Aide aux devoirs, comportements en classe, choix d’orientation, demande d’aide à la vie scolaire, rendez-vous à l’école, avec les parents, décisions d’ordre médical (orthophoniste, psychomotricien, neuropsychologue…), les occasions de solliciter leur expertise ne manquent pas. L’éducateur scolaire est joignable par tous, tout le temps, et peut, au débotté, aller voir une maîtresse ou un directeur d’école, ce qui est rarement le cas des éducatrices familiales qui ont cinq à six enfants d’âge différent à gérer.  

 

“Concernant les enfants, je valorise la plus petite de leurs réussites, explique Joumana Grehaigne, éducatrice scolaire à Carros. Aucun n’aime être en échec, mais il est vrai que beaucoup manquent des prérequis de base. Soit parce qu’ils ont manqué l’école, soit parce qu’ils n’avaient pas la tête disponible aux apprentissages.” Ils ont des manques, pas des inaptitudes, et c’est ce que vient corriger le programme Pygmalion. L’une des clefs de ce soutien est d’être le plus individualisé possible, ce qui passe notamment par de la pédagogie différenciée(2). Chaque enfant sait qu’il peut se tourner vers l’éducateur scolaire dès qu’il a une question ou une difficulté. Ce dernier lui fait un compte-rendu après chaque réunion avec son enseignant, lors de la remise des bulletins par exemple.

 

Les éducateurs scolaires sont aussi là pour épauler les mères SOS. “Toutefois, les éducatrices familiales sont toujours impliquées, car il s’agit de moments importants du quotidien des enfants, complète Nathalie Dupire. Mais la présence de l’éducateur scolaire les rassure et permet de faire en sorte que cela ne soit pas des moments stressants pour elles.” Le programme Pygmalion place aussi tous les enfants sur un pied d’égalité, puisque la qualité du soutien scolaire dont ils bénéficient ne dépend pas du parcours de leur mère SOS.

 

“Réussir à l’école, ce n’est pas forcément obtenir son bac ou faire de longues études, ajoute l’éducatrice scolaire. Lorsqu’un enfant s’épanouit et trouve sa voie dans un enseignement spécialisé ou un apprentissage, c’est tout aussi valorisant pour lui… comme pour nous. Réussir, c’est être là où l’on est bien.”

 

(1) Aide Sociale à l’Enfance

(2) Travailler une même compétence par des chemins différents, en fonction des profils des enfants

Laurent : un avenir grand comme le monde

Abandonné à la naissance dans une rue d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, Laurent sait que c’est grâce à SOS Villages d’Enfants qu’il peut aujourd’hui envisager un avenir “grand comme le monde”.

 

L’histoire de Laurent (son prénom a été changé) commence comme un récit qu’on a d’abord peine à croire. Laurent est né il y a une vingtaine d’années en Côte d’Ivoire. De ses parents, de sa famille, d’éventuels frères et sœurs, il ne sait rien. Et pour cause, Laurent a été abandonné peu après sa naissance dans une ruelle d’Abidjan, la capitale économique du pays.

 

C’est une sans-abri qui a trouvé le nourrisson et a décidé de le garder. Était-ce pour être moins seule ? Espérait-elle ainsi attirer la compassion des passants ? Combien de temps a-t-elle gardé le bébé avec elle ? Autant de questions qui restent encore aujourd’hui sans réponse. Ce que l’on sait, c’est que survivre dans la rue avec un bébé s’est révélé au-dessus des capacités de cette femme qui a fini par prévenir des policiers. Et ce sont ces derniers qui ont donné son prénom à Laurent. Les recherches entamées pour retrouver ses parents ou des membres de sa famille n’ont pas abouti.

 

Le bébé a d’abord été placé dans un orphelinat de la ville. Il y vivra trois ans avant de rejoindre le village d’enfants SOS d’Abobo-Gare. Au premier regard, Laurent semblait en bonne santé. Apparence trompeuse, car il souffrait en réalité de retards de croissance importants. Ainsi, à trois ans, il n’arrivait toujours pas à marcher ou à manger seul. Il souffrait aussi de retard dans ce qu’on appelle les “compétences socio-affectives” : empathie, confiance, estime et maîtrise de soi, persévérance, sociabilité… Des soins dédiés à la stimulation de son développement lui ont été prodigués avec succès. En six mois, le vrai Laurent s’est réveillé.

 

 

 

LAURENT VEUT DEVENIR UNE PERSONNE INSPIRANTE

“J’ai peur de penser à ce qui me serait arrivé si on ne m’avait pas amené à ma mère SOS dans le village SOS, s’inquiète rétrospectivement le jeune homme de vingt ans. Je ne serais pas allé à l’école, j’aurais eu faim tout le temps, personne ne m’aurait serré dans ses bras ou ne m’aurait souri, tout simplement. Ma maison aurait été un arrêt de bus à Abidjan. Je serais devenu un vagabond ou un bandit de grand chemin vivant dans la rue, mendiant pour survivre…”

 

Son histoire sera bien heureusement très différente. Actuellement étudiant, Laurent a quitté la maison où il vivait avec sa mère SOS pour rejoindre un foyer de jeunes également géré par SOS Villages d’Enfants à Abobo-Gare. Il est fier de continuer à apprendre à se débrouiller seul afin de préparer son autonomie. “Ce que j’apprécie énormément dans cet hébergement réservé aux jeunes, c’est que nous nous entendons comme des frères. On partage beaucoup, on rit, on parle de nos rêves et de notre avenir… La vie est plus facile lorsqu’on vit avec des gens qui nous aiment et qui découvrent la vie en même temps que nous.”

 

Laurent n’oublie jamais que c’est au cours de ses années de vie au village d’enfants SOS que sa mère SOS et l’équipe d’éducateurs lui ont donné les outils pour réussir sa vie. “La leçon la plus précieuse que j’ai apprise de ma mère SOS, c’est que chaque société a ses règles et qu’il faut les respecter. Cela vous évite les problèmes, cela vous permet d’être vous-même et d’affiner vos objectifs. Pour moi, SOS Villages d’Enfants est une superbe école de la vie.”

 

Laurent a de l’ambition, il veut “travailler dur”, dit-il et devenir une personne “influente, capable d’aider et d’inspirer les autres”. Grand passionné de sport, il espère un jour devenir journaliste sportif. “Regarder et écouter les commentateurs décrire les manifestations sportives me procure à chaque fois une montée d’adrénaline ! Lorsque j’aurai terminé mes études secondaires, j’ai bien l’intention de m’inscrire à un cours de journalisme. Ma seule crainte, c’est qu’il pourrait m’être difficile de trouver du travail dans mon pays. En Côte d’Ivoire, il n’y a qu’une seule station de radio et une seule chaîne de télévision vraiment établies. Les places sont donc rares.” Laurent envisage déjà d’aller au-delà des frontières de la Côte d’Ivoire pour se faire une place dans le métier qui le fait rêver. Le petit enfant, hier abandonné dans une ruelle, se donne le monde comme futur terrain de jeu. Un beau pied de nez au destin !

L’édito de Joachim

Je suis Joachim, j’ai 10 ans et je suis au village avec mon petit frère. Je suis en CM2, je vais passer en sixième à la prochaine rentrée. J’ai de très bonnes notes à l’école et j’ai hâte d’entrer au collège. Plus tard, quand je serai grand, je voudrais être dans l’armée pour protéger les gens.

 

Pour le moment, quand je ne suis pas en cours, je joue au foot. J’en fais depuis quatre ans et maintenant, je suis attaquant avant. Le samedi, c’est le jour des compétitions et des déplacements. Je suis dans une bonne équipe, elle est forte, on gagne souvent.

 

J’aime bien aussi le basket et la luge, et aller en colo. L’été dernier, on est partis deux semaines au bord d’un lac. J’ai fait plusieurs sports nautiques : du canoë- kayak, du paddle, du ski nautique, de la bouée tractée et du jet-ski. J’ai conduit moi-même le jet-ski, mais avec un animateur derrière moi quand même, j’étais pas tout seul.

 

 

J’aime bien lire, surtout des BD et des mangas, Naruto, One Piece ou Dragon Ball. Côté musique, je suis plutôt rap français et américain. Mon rappeur préféré, c’est Jul.

 

Je fais pas qu’écouter, j’écris des textes aussi, seul ou avec les éducateurs. Je rappe surtout pour moi, c’est très rare que je chante devant quelqu’un ou que je partage mes textes. C’est sur mon enfance, je fais des impros et des rimes.

 

Avec mon frère, c’est pas tous les jours facile, il est plus petit, alors parfois, il fait des choses de petit et des fois, ça m’agace. Mais il est petit et au fond de mon cœur, je sais que j’aime mon frère.

La Fondation Alstom en soutien aux programmes de Côte d’Ivoire

 

La Fondation ALSTOM rejoint les partenaires de SOS Villages d’Enfants et soutient la rénovation du village SOS d’Aboisso en Côte d’Ivoire.

 

LA FONDATION ALSTOM

Etablie en 2007, la Fondation Alstom soutient des projets qui ont pour objectifs d’améliorer les conditions de vie des communautés vulnérables situées à proximité de sites Alstom ou de projets pilotés par l’entreprise partout dans le monde.

Les projets sont soutenus par des collaborateurs du groupe qui s’investissent pleinement dans leur réalisation.

La Fondation Alstom a ainsi pour vocation de créer un impact positif au niveau local et communautaire.

La rénovation du village d’enfants SOS de Aboisso

Le village d’enfant SOS d’Aboisso a ouvert ses portes en 1983 et comporte 10 maisons familiales qui permettent l’accueil de 100 enfants orphelins, abandonnés ou séparés de leurs parents. Après 40 ans d’utilisation, les bâtiments ne permettent plus aujourd’hui d’accueillir ces enfants dans des conditions optimales. De grands travaux ont été lancés en décembre 2021 afin de rénover entièrement le village SOS et de le doter de nouveaux dispositifs qui permettront de mieux répondre aux besoins de protection des enfants dans la région.

 

Le village SOS sera ainsi doté de :

  • 1 foyer pour jeunes filles en difficultés,
  • 1 maison de transition
  • 2 maisons d’accueil d’urgence
  • 1 centre psychosocial pour le suivi des enfants du village SOS et de la communauté
  • 1 centre communautaire de compétence des jeunes

 

Afin de rapprocher encore le village SOS de la communauté, 6 maisons familiales seront construites à l’extérieur du village.

 

La dotation de la Fondation Alstom contribuera au financement des travaux de rénovation des bâtiments situés à l’intérieur du village SOS.

 

 

Les cartes de voeux solidaires du groupe Quadient

Des e-cartes de voeux qui appellent à la solidarité 

Le groupe Quadient soutient SOS Villages d’Enfants, avec son opération Cartes de Vœux électronique solidaires. Au mois de Décembre, le groupe a souhaité de belles fêtes de fin d’année à ses partenaires et collaborateurs, en mettant en lumière son soutien à 3 associations : SOS Villages d’Enfants, aux côtés de Surfrider Foundation et Dress for Success.

 

Le concept est simple : profiter de ce moment de partage pour offrir de la visibilité aux associations et inviter les personnes réceptrices à faire un don à leur tour.

 

Une belle façon d’inviter à la générosité et de faire rimer fin d’année avec solidarité.

 

Pour voir la vidéo : https://vimeo.com/651092580

 

 

BEL fait son Arbre de Noël

Une mobilisation solidaire des collaborateurs 

Partenaire de SOS Villages d’Enfants depuis 10 ans, le groupe BEL (La Vache Qui Rit) organise chaque année un arbre de Noël solidaire au cours duquel chaque collaborateur peut offrir un cadeau aux enfants accueillis en villages SOS.  

 

Au cours d’un temps convivial est festif, les salariés sont invités à venir déposer leur cadeau sous le sapin. Ceux-ci sont par la suite envoyés dans les villages d’enfants SOS et sont remis aux enfants au cours de la fête de Noël du village.  

 

En tout, plus de 200 cadeaux ont été offerts, soit un cadeau par Maison Familiale. 

 

Cette belle solidarité de fin d’année est une tradition bien ancrée chez BEL qui contribue également aux sorties de loisirs et aux anniversaires de tous les enfants accueillis en villages.   

 

SOS Villages d’Enfants bénéficie également du soutien de la Fondation Bel, qui participe cette année au financement des cantines scolaires de Cap Haïtien.  

 

Un grand merci à l’ensemble des collaborateurs pour cette belle mobilisation ! 

 

 

L’édito de Mouhssine

Je m’appelle Mouhssine.

Je veux devenir chirurgien.

Je prépare le bac maths et physique avec deux options : “chimie sup” et “maths expert”.

Cela fait beaucoup d’heures de cours par semaine en effet…

En plus, pour mieux aborder mes études de médecine, j’ai pu m’inscrire dans une classe préparatoire à la première année. C’est la plus difficile et je ne veux pas la rater.

Autant dire que je ne vais pas avoir de vacances avant la prochaine rentrée.

Pour souffler, le simple fait d’être dans ma chambre au village, pour lire ou écouter de la musique, me fait du bien. J’ai beaucoup aimé des livres comme “Racines” ou “La haine qu’on donne” qui parlent de la condition afro américaine. Ils m’ont touché, peut-être aussi parce que j’appartiens moi-même à une minorité.

Ce qui me porte depuis toujours, c’est l’envie d’apprendre, de découvrir le monde et de travailler dans la médecine, d’avoir des responsabilités aussi extraordinaires que celle d’une vie. Et le village SOS m’a toujours beaucoup soutenu : tout le monde me pousse vers le haut, personne ne m’a jamais dit “tu n’y arriveras pas”, “c’est trop compliqué”. Au contraire !

Dès le premier jour, je me suis senti exister ici, parce qu’il y a des adultes qui accompagnent vraiment, dans une vraie proximité. C’est assez familial.

“J’ai signé un CDI avec la protection de l’enfance à ma naissance”

Après avoir été ballotée de foyers en familles d’accueil, Esmeralda a trouvé, au sein de SOS Villages d’Enfants, la sérénité et… une vocation.

Mon espoir professionnel ? Travailler un jour pour SOS Villages d’Enfants ! ”, lance Esmeralda, 20 ans. Un espoir qui a toutes les chances d’aboutir tant la jeune femme est portée par une ambition bien légitime.

Esmeralda est actuellement en seconde année d’une formation en trois ans qui lui décernera le titre d’éducatrice spécialisée. Pour l’instant, elle découvre le métier au sein d’Enfant Présent, un réseau de crèches dites “préventives”, axées sur la prévention. “C’est une formation en alternance, précise-t-elle, je vais donc souvent travailler chez les parents dans le cadre de l’aide éducative à domicile que propose Enfant Présent.”

Devenir éducatrice spécialisée, Esmeralda y pensait depuis toute petite. “Je connais le monde de la protection de l’enfance, ses points forts comme ses faiblesses. J’ai même une forme d’expertise, parce qu’à ma naissance, j’ai signé un CDI avec la protection de l’enfance !”, plaisante la jeune femme. Son histoire est en effet mouvementée. Esmeralda est arrivée au village d’enfants SOS de Busigny à l’âge de 10 ans, avec son petit frère de 7 ans et l’une de ses petites sœurs, âgée, elle, de 5 ans. Des enfants qu’elle ne connaissait que de vue. “Je suis issue d’une fratrie de 8 enfants, nés de plusieurs pères. Je n’ai jamais réussi à créer des liens forts avec mes frères et sœurs. Ma mère ne nous battait pas, mais elle n’était pas apte à nous élever. Nous n’avions pas de logement fixe, il m’est arrivé de dormir dans le coffre d’une voiture, je manquais souvent l’école…”

Avant de poser sa petite valise au village d’enfants SOS de Busigny, Esmeralda a connu les foyers, mais aussi 12 familles d’accueil différentes ! “J’étais comme un objet qu’on déplaçait d’un endroit à un autre. Le système est mal foutu : on est retiré d’un endroit parce qu’il y a une urgence pour un autre enfant ou parce que la famille d’accueil change son projet, ou encore parce qu’on ne se fait pas à la vie dans un foyer… Ces changements de famille d’accueil s’expliquent surtout par les nombreuses tentatives de retour chez ma mère, qui furent toutes des échecs.”

 

SE RÉVÉLER À SOI-MÊME

Sa vie à SOS Villages d’Enfants fut pour elle une vraie révolution. “Pour la première fois, je me sentais protégée. Personne n’allait me taper, me voler, dire du mal…” Elle avait alors tant l’habitude de changer de lieu de vie, que son installation ne posa pas de problème. “Mais, sourit-elle, il m’a fallu du temps pour comprendre comment ça fonctionnait. Au début, j’étais persuadée que tous les enfants avaient les mêmes repas, les mêmes activités, quelle que soit la maison où ils vivaient.” Néanmoins, pendant ses premiers mois au village d’enfants SOS, Esmeralda est beaucoup restée dans sa bulle. “J’avais trop souvent vu partir les gens à qui je m’étais attachée…” Petit à petit, elle a trouvé ses marques avec les autres enfants. “Nous étions tous dans la même école et nous sommes devenus une famille. Entre nous, nous nous appelions les ‘frères et sœurs SOS’.” Esmeralda mettra plus de temps à accorder sa confiance aux adultes. “Ma mère n’a jamais accepté mes placements et me montait la tête contre SOS Villages d’Enfants. J’ai eu un déclic vers mes 14 ans. J’ai compris qu’elle était toxique pour moi et que j’avais besoin d’amour : besoin d’en donner et d’en recevoir.”

 

Esmeralda dit avoir été une élève peu intéressée par l’école, incapable de se concentrer plus de 10 minutes. Sans doute exagère-t-elle un peu, car elle décrochera un joli bac STMG (Sciences et technologies du management et de la gestion) qui ouvrit la porte à ses études supérieures actuelles. Ce qui est certain, c’est qu’elle a trouvé au sein de SOS Villages d’Enfants une opportunité de développer ses talents : l’Espace Village de Consultation des Jeunes, puis l’Espace National de Consultation des Jeunes. Ces deux instances permettent à des enfants, élus par leurs pairs, de porter auprès des responsables de l’association les sujets qui leur tiennent à cœur : droits, scolarité, autonomie, sorties… “Prendre part à ces lieux de débat fut déterminant pour moi. Cela va paraître fort, mais cela m’a révélée à moi-même. Avant, je faisais partie de ceux qui suivaient le groupe, je n’avais rien d’une leader. J’ai appris à avoir un avis, à le donner, à argumenter, à parler devant les autres…” Des compétences qui, souligne-t-elle, lui sont extrêmement utiles dans ses études.

 

Aujourd’hui, Esmeralda vit en colocation avec Chloé, l’une de ses anciennes éducatrices devenue une amie. Elle prendra toutefois bientôt son propre appartement, son dernier pas vers l’indépendance. Mais elle sait que ses liens resteront forts avec les équipes de SOS Villages d’Enfants, à Busigny comme à Paris. “Et puis je connais plein d’enfants dans plein de villages SOS, sourit-elle. Pour eux, je suis un peu comme une grande sœur, je ne vais pas les abandonner !” La jeune femme sait que dans la plupart des structures de la protection de l’enfance, on s’interdit trop souvent les liens affectifs, l’attachement. “C’est une aberration ! C’est grâce à ces liens que je me suis reconstruite et c’est avec ce même état d’esprit que j’exercerai demain mon métier d’éducatrice spécialisée.”

 

 

“L’amour fraternel est unique”

Fidèle donatrice, Joëlle a vécu une histoire humaine très forte avec sa sœur.

 

Joëlle, 73 ans, se souvient encore de ce jour du début des années 90 où elle entendit parler pour la première fois de SOS Villages d’Enfants.

 

“Anny Duperey, que j’ai toujours beaucoup aimée, donnait une interview sur Europe 1. Elle parlait de sa séparation forcée d’avec sa sœur et de son engagement pour SOS Villages d’Enfants. Ce fut pour moi un déclic.” Quelques jours plus tard, Joëlle devenait l’une des donatrices régulières de l’association à laquelle elle a aussi choisi de léguer son héritage.

 

Si le soutien aux fratries touche particulièrement Joëlle, c’est qu’elle a eu une relation unique avec sa sœur, de deux ans sa cadette. “Celle-ci est décédée en novembre 2020, explique notre donatrice. Claudine souffrait de troubles psychologiques et était partiellement dépendante. Je me suis toujours beaucoup occupée d’elle, particulièrement après le départ de notre mère en maison de retraite, en 2002.”

 

Les deux sœurs n’habitaient pas ensemble, mais vivaient dans la même rue. Et Joëlle décrit leur relation comme fusionnelle. “J’ai été une seconde maman pour elle. Nous avions énormément de complicité.” L’enfance de Joëlle ne fut par ailleurs pas très heureuse, car ses parents ne s’entendaient pas. “Ils se sont rapprochés lorsque l’état de ma sœur a nécessité un enfermement hospitalier, que cette dernière a très mal vécu ; elle avait 23 ans.”

 

Joëlle, Parisienne et ancienne fonctionnaire rédactrice au sein d’un ministère, ne s’est pas mariée et n’a pas eu d’enfants. “On m’a parfois dit que j’avais sacrifié ma vie par devoir, mais avant ce ‘devoir’, il y avait l’amour que j’avais pour ma sœur, c’était mon ‘bébé’… L’amour fraternel est unique, très différent des autres. Quand on perd un frère, une sœur, c’est une partie de soi qui s’en va, car ce frère, cette sœur, c’est quelqu’un qu’on a connu depuis toujours, avec qui on a partagé depuis l’enfance joies et peines.”

 

Toutes ces années de dévouement expliquent pourquoi Joëlle est si profondément attachée à la fraternité et au soutien que l’on doit aux plus vulnérables. “J’ai une admiration totale pour les femmes et les hommes des villages d’enfants SOS, car je sais quel investissement demande le fait de s’occuper d’une seule personne qui connaît des difficultés. Ces mères SOS qui se dévouent autant pour des petits qui ne sont pas de leur sang, je les trouve plus qu’admirables.”

AVEC GOODEED, LA PUBLICITE EST ENGAGEE

 

La publicité solidaire prend de l’ampleur et diverses entreprises rejoignent ce mouvement de solidarité d’un genre nouveau. Au mois de septembre et octobre 2021, ce sont Cuisinella et La Banque Postale qui ont renouvelé leurs campagnes de publicité en soutien à SOS Villages d’Enfants.

 

Cuisinella : une marque partenaire qui prolonge son engagement

Après une première campagne de publicité solidaire, Cuisinella renouvelle son soutien à SOS Villages d’Enfants et au programme Pygmalion pour la Réussite Scolaire. Au total, pas moins de 970 heures de soutien scolaire financées pour les enfants et les jeunes des villages SOS.

 

Un beau moyen d’apporter de la visibilité à sa marque tout en s’engageant pour les jeunes.

 

La Banque Postale : des campagnes ponctuelles en faveur de projets à impact

Après un premier soutien au Programme d’Epanouissement par le Sport de SOS Villages d’Enfants, la Banque Postale continue à investir la publicité solidaire en soutenant un second projet SOS, au Vietnam. Cette seconde campagne permettra la pose de panneaux solaires dans le village d’enfants SOS de Hué, afin d’améliorer l’empreinte environnementale du village et assurer l’accès à une électricité stable. 

Un projet à retrouver ici : 

 

Des campagnes à retrouver sur la plateforme Goodeed : https://www.goodeed.com/   

DANETTE S’ENGAGE APRES DES VILLAGES D’ENFANTS SOS

 

Danette s’engage auprès des enfants accueillis en villages d’enfants SOS en 2021 ! Après une première opération de générosité en 2020, la marque bien connue des familles poursuit son orientation solidaire en renforçant son soutien à l’association en 2021.

Danette pour la réussite scolaire dans les villages SOS  

 

Danette soutient le programme Pygmalion pour la réussite scolaire. Ce programme, mis en place dans l’ensemble des 17 villages d’enfants SOS en France, a pour but de permettre aux enfants de dépasser leurs difficultés, d’apaiser leur relation avec l’école et de progresser. L’objectif : permettre l’épanouissement, le développement et la meilleure intégration sociale, culturelle et professionnelle possible pour tous les frère et sœurs accueillis.

 

SOS Villages d’Enfants fait de la scolarité un élément central de son intervention, constant de vrais besoins parmi les enfants placés. Le soutien de mécénat apporté par Danette sur ce programme est essentiel.

Un soutien multi dimensionnel

 

La marque a également souhaité diversifier son soutien à SOS Villages d’Enfants. D’une part, une aide alimentaire, avec la distribution de 1 000 bons de réduction sur les produits Danette pour les enfants et jeunes des villages SOS.

 

D’autre part, un appui média pour mettre en lumière les actions de SOS Villages d’Enfants sur les réseaux sociaux. Des initiatives innovantes qui démontrent qu’il existe de multiples façons d’être solidaire !

 

 

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