République centrafricaine la crise oubliée - SOS Villages d'Enfants

République centrafricaine la crise oubliée

centrafrique_10042015La crise s’étend à l’ensemble du pays et affecte également les structures et programmes de SOS Villages d’Enfants.

 

Les bouleversements politiques et les violences ethniques ont commencé en mars 2013. La crise s’enlise et affecte gravement le pays.

 

Le village d’enfants SOS situé à Bangui a été pillé et les enfants sont traumatisés par les horreurs et les situations d’extrême violence dont ils sont les témoins.

 

Wilson*, un jeune garçon pris en charge dans ce village SOS, sait ce que cela signifie de vivre au sein d’une communauté marquée par la violence. Il se souvient : « Un matin, nous avons été surpris d’entendre des tirs d’armes lourdes. Quelques semaines plus tard, des amis nous ont dit comment des corps décapités avaient été retrouvés au bord des routes ou dans la rivière. »

 

« Avant la crise, nous nous rendions à l’école sans crainte et avec un sentiment de sécurité », explique un autre enfant du village SOS. « Aujourd’hui, nous avons peur d’y aller. Même en classe, nous entendons des coups de feu. Parfois, les enseignants nous demandent de rentrer à la maison. »

 

« La vie a changé », ajoute une mère SOS. « Les enfants souffrent. Ils ont besoin de l’aide de psychologues. »

 

Le pillage du village SOS de Bangui en 2013 a traumatisé les enfants et leurs mères SOS. « Et la mort de l’un d’eux est une tragédie inscrite à jamais dans la mémoire des autres enfants », souligne le directeur national de SOS Villages d’Enfants Centrafrique, qui exprime son vœu le plus cher : « que la paix revienne dans le pays, afin que les enfants puissent grandir et étudier en sécurité… »

 

*Par souci de confidentialité, le prénom a été changé.

 

Crédit photo : SOS Archives

Légende photo : Des familles déplacées accueillies au village d’enfants SOS de Bangui

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