Récit : Le FabLab solidaire de SOS Villages d’Enfants Madagascar séduit internet avec une main bionique

 

gagants fablabJeudi 6 juillet 2017, au stade Orange Vélodrome, a eu lieu le résultat du challenge international du FabLab solidaire, le sport pour tous, dont le but est de changer le regard sur le handicap.

 

Des projets électroniques ont été réalisés grâce au financement de la Fondation Orange.

 

 

 

Thématique : Comment le numérique peut aider ?

 

Des jeunes sortis du système scolaire ou déscolarisés nous montrent comment on peut créer des objets qui permettent, au nom du handicap, la pratique du sport pour tous.

 

Nous sommes allées représenter SOS villages d’enfants et une phrase a retenu toute notre attention tant elle semble vraie « Quand un jeune arrive au Flabab c’est un jeune « lambda » mais quand il en ressort, il est devenu un acteur ».

Il y avait 17 projets réalisés par les jeunes, 7 pays représentés dans ce projet FabLab 2017.

 

Le premier prix des internautes a été remporté par le FabLab Solidaire Mamiratra de Madagascar avec 28 000 votes pour son projet de main bionique pour la pétanque. Le prix a été remis par Christine Albanel, la présidente déléguée de la Fondation Orange.

 

Madame Josie Randriambeloma, Directeur du Mécénat et de la Solidarité, Présidente d’Orange Solidarité Madagascar était venue avec 3 jeunes malgaches qui ont présenté leur réalisation.

 

Il faut savoir que Madagascar a été deux fois championne du monde de pétanque !

 

Le groupe Radio Babel Marseille a mis de l’ambiance après la remise des prix du challenge.

La soirée s’est terminée par un apéritif dînatoire où nous avons pu discuter avec Josie et les 3 lauréats.

 

Le lendemain, nous nous sommes retrouvés au village d’enfants SOS de Marseille avec Ratovomandimby Aina Vatosoa, élève en formation, Yves Eric Randriambololona, responsable Fablab, et Andrianjafy Raneraritiana, responsable informatique. Quelques enfants et membres de l’équipe du village ont pu assister à la démonstration de la main bionique. Les trois jeunes malgaches ont insisté sur le fait que la construction avait été faite à partir de matériel de récupération. Ils ont travaillé avec six jeunes auxquels ils ont appris à créer ce projet avec un sens profond de partage. Ils vont continuer à travailler sur cette main pour qu’elle serve non seulement à des joueurs de pétanque en situation de handicap mais aussi comme prothèse pour saisir les objets. 

 

Ils ont été intéressés par la visite du village d’enfants SOS et d’une maison familiale qu’ils ont trouvée très différente des maisons des villages d’enfants SOS malgaches. Ils ont pu répondre aux questions des enfants du village SOS de Marseille et ont été très intrigués par le chant particulièrement fort des cigales !

 

Parmi ces trois jeunes, le parcours d’Andrianjafy fait chaud au coeur. Au décès de ses parents, ses quatre plus jeunes frères et soeurs ont été placés par l’assistante sociale Zoé (tantine Zoé) au Village d’Enfants de Toamasina (Tamatave) chez « maman Clarisse » en 2007 à la création du village. Lui  avait dépassé l’âge pour être accueilli au village d’enfants SOS mais il venait souvent chez « maman Clarisse ». Ses études ont été financées par SOS Villages d’Enfants. Il a ensuite vécu à Antananarivo (Tananarive) au SISOP (Service d’Insertion Sociale et Orientation Professionnelle) créé par SOS.

 

Il est devenu ingénieur informatique de gestion et de génie logiciel et intelligence articifielle. Il est actuellement salarié de SOS.

Andrianjafy a 35 ans, il est marié et a un petit garçon de 5 ans.

 

Bravo à nos lauréats qui ont mérité leur prix grâce à leur travail et à leur richesse humaine !