Mali : « Le projet RECORDE m’a transformé » - SOS Villages d'Enfants

Mali : « Le projet RECORDE m’a transformé »

Depuis 2017, le projet RECORDE* accompagne 190 familles du Mali vivant dans 11 localités pour que les enfants soient mieux protégés et que leurs droits fondamentaux soient respectés. Dans le cadre de l’accompagnement des familles, certains jeunes déscolarisés sont soutenus pour bénéficier d’un apprentissage professionnel et accéder à un métier. Lamine vit dans la localité de N’Tabakoro, près de la commune de Sanankoroba, à une trentaine de kilomètres de Bamako. Récit du soutien apporté par SOS Villages d’Enfants Mali.

 

Dans le village de N’tabakoro, Lamine vit seul avec sa mère depuis que son père est décédé quand il avait 6 ans. En situation de handicap, sa mère sourde-muette n’a pas eu les moyens de le scolariser. Leur famille a été identifiée par la communauté de N’Tabakoro pour faire partie des 16 familles de la localité nécessitant un accompagnement spécifique de la part de SOS Villages d’Enfants.

 

Les visites à domicile de la famille ont permis d’identifier un domaine dans lequel Lamine pourrait être formé et qui lui permettrait, à terme, d’être autonome : la « coupe-couture ».

 

 

 

 

« Mon métier me permet de me sentir mieux considéré »

En janvier 2020, après près de trois ans de formation auprès d’un maître artisan et le soutien de SOS Villages d’Enfants pour s’installer à son compte, Lamine est devenu un véritable tailleur.

« Maintenant, je parviens à donner régulièrement de l’argent à mère. Auparavant, elle était obligée d’aller en brousse soit pour couper du bois soit pour la cueillette. Cette pratique est devenue un vieux souvenir depuis le mois d’avril 2020. L’un de mes rêves était de lui offrir un vêtement de son choix pour les fêtes. Cette année, j’ai pu lui coudre une belle robe et coudre aussi pour moi un habit de fête. J’ai également pu m’acheter un pantalon en jean grâce à mon métier.

Pour la prochaine fête de la tabaski [Aïd el kebir], j’ai déjà acquis nos habits et nos chaussures. Malgré ces dépenses, je dispose d’un fonds de roulement. Je tiens à remercier le maître artisan qui m’a formé à mon métier durant près de trois ans tout en acceptant mes défauts et qualités, sans oublier bien sûr le projet RECORDE qui m’a transformé. Aujourd’hui, mon métier me permet de me sentir plus aimé, mieux considéré par ma famille et mes connaissances ».

 

 

Les activités du projet RECORDE au Mali bénéficient du soutien du Gouvernement Princier de Monaco.

 

 

 

*Renforcement des organisations de la société civile locale pour mieux prévenir la perte de la prise en charge parentale et promouvoir les droits de l’enfant

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