Le village d’enfants SOS de Hanoi fait peau neuve - SOS Villages d'Enfants

Le village d’enfants SOS de Hanoi fait peau neuve

Réparation des sols, murs et plafonds, élargissement de l’accès entre la cuisine et le salon, changement des toilettes, traitement anti-termites, remplacement des tuyaux d’égouts et des installations électriques… On pourrait encore ajouter des travaux à cette liste tant est vaste le chantier de rénovation que connaît actuellement le village d’enfants SOS de Hanoi, au Vietnam. Ce sont d’abord 11 des 16 maisons d’accueil qui sont concernées par ces remises en état mais les infrastructures communes ne sont pas oubliées. Ainsi la maison des jeunes, le bureau de la direction ou encore la maternelle verront notamment leurs plafonds réparés. La cuisine et la cantine de l’école connaîtront aussi un coup de jeune tout comme le système d’épuration de l’eau.

 

Des réparations qui s’imposaient pour continuer à assurer la sécurité sanitaire des enfants et des personnels travaillant sur ce site vieillissant. Situé dans la périphérie de Hanoi et autrefois baptisé Mai Dich, le village d’enfants SOS de Hanoi reflète en effet ses 30 années d’existence. Les travaux rendront les lieux plus sûrs mais aussi plus vertueux, puisqu’ils permettront par exemple de stopper des fuites d’eau.

 

Le village d’enfants SOS de Hanoi est une structure bien différente de ce qu’on connaît en France. Hormis ses 16 maisons familiales, il est doté d’une maternelle comportant trois classes, d’un foyer d’hébergement pouvant accueillir 48 jeunes hommes, de 4 appartements pour étudiants et encore de 3 complexes résidentiels de 12 logements destinés, quant à eux, aux mères en difficulté.

 

“En plus de fournir des soins et un accueil familial pour des enfants abandonnés, nous soutenons aussi des enfants et des jeunes de notre communauté”, explique l’équipe locale. Ainsi, la maternelle qui peut accueillir jusqu’à 95 enfants est ouverte aux familles vivant à proximité, des enfants qui pourront plus tard rejoindre l’école primaire SOS. Celle-ci possède une cantine “qui garantit qu’ils seront nourris au moins une fois par jour”, précise l’équipe du village d’enfants SOS de Hanoi, pointant là une pauvreté qui caractérise aussi la capitale. Car si Hanoi est l’une des villes les plus riches du pays, les inégalités y sont réelles.

 

“Les enfants qui grandissent dans la pauvreté ne sont souvent pas enregistrés officiellement, ce qui entrave leur accès à l’éducation gratuite et aux autres services publics, notamment en matière de santé”, complète SOS Villages d’Enfants Vietnam. Certains sont contraints d’abandonner l’école et d’aller travailler pour aider leur famille à survivre. “On peut les apercevoir dans les rues fouillant les ordures pour revendre leurs trouvailles”.

 

On le comprend, les travaux engagés sur le village d’enfants SOS de Hanoi auront donc un impact fort. Leur première phase (la rénovation de 6 maisons, de la cuisine et cantine de la maternelle, d’un coût de 110 000 €) a été financée par SOS Villages d’Enfants France et s’est achevée en juin dernier. La deuxième vague de travaux, d’un coût de 140 000 €, sera lancée l’an prochain.

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