Népal : « Agir pour que les enfants restent des enfants » - SOS Villages d'Enfants

Népal : « Agir pour que les enfants restent des enfants »

Groupe d'enfants qui chantent dans un espace d'accueil SOSLes espaces d’accueil pour les enfants, créés et gérés par SOS Villages d’Enfants depuis le tragique événement de samedi 25 avril, une solution bénéfique pour les enfants et rassurante pour les parents.

 

Grâce aux infrastructures que SOS Villages d’Enfants possédaient avant le tremblement de terre, l’association a très vite pu accueillir de nombreux réfugiés. Le gouvernement estime à plus de 300 000 le nombre de foyers entièrement ou partiellement écroulés. Les jeunes des villages ont organisé la distribution de nourriture et eau, de tentes. D’autres s’organisent pour permettre l’identification des victimes et la réunification des familles. Les médecins des centres SOS ont été mobilisés pour apporter les premiers soins. Des équipes ont pu se rendre dans des zones moins accessibles pour porter secours aux victimes isolées.

 

 

Un havre de paix pour les enfants

 

Mais l’action de SOS Villages d’Enfants repose principalement dans la création d’espaces d’accueil pour les enfants touchés par la tragédie. Ces derniers sont traumatisés, ont « peur du sol qui bouge ». Ils n’ont plus de maison et ont dû dormir dehors malgré la pluie des premiers jours. L’expérience est traumatisante et peut avoir des conséquences sur le long terme si nous ne faisons rien pour les aider.

 

tpa picture 74413 photo Zishaan Akbar Latif14 espaces d’accueil pour les enfants ont été créés depuis le weekend dernier et sont aujourd’hui opérationnels. Parfois ouverts dans des structures SOS, parfois dans des locaux des communautés. Nourriture et eau sont assurées mais ces espaces représentent surtout un havre de paix pour les enfants qui peuvent y jouer en toute sécurité, participer à des activités pour dépasser leur traumatisme comme chanter, dessiner. 

 

Rassurer les parents

 

Ces lieux ne sont pas simplement bénéfiques pour les enfants. Parce que sécurité et protection y sont assurées, ils offrent aux parents la possibilité de penser à reconstruire leurs vies sans s’inquiéter de savoir où les enfants pourront rester. 

 

Ranjana, mère de famille, nous raconte, alors que Srishti, sa fille de 2 ans, dessine à côté d’elle : «  C’est difficile de retourner chez nous. Tout est tombé… Nous ne savons pas quoi faire. Mon mari est charpentier mais son atelier aussi s’est effondré. On ne peut même pas retourner travailler. »

 

Travailler main dans la main avec le gouvernement népalais

 

SOS Villages d’Enfants a rencontré les membres officiels du gouvernement népalais et s’est engagé à travailler sur le long terme à la réhabilitation et la reconstruction de la vie. L’association coopère avec le ministère du développement des femmes et enfants. Le gouvernement népalais a invité SOS Villages d’Enfants, représentée par M. Khagendra, directeur du village d’enfants SOS de Sanothimi, à coordonner le Comité d’espace de protection des enfants. L’association intervient également dans le cadre du Comité d’identification et de réhabilitation des enfants non accompagnés qui regroupent plusieurs organisations non gouvernementales. 

 

SOS Villages d’Enfants a par ailleurs rencontré le Secrétaire général de la Croix Rouge pour discuter des possibilités d’un partenariat dans la réponse humanitaire.

 

Crédit photo : Zishaan Akbar Latif / SOS Villages d’Enfants

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