Au Népal, les jeunes accueillis en villages SOS se mobilisent pour aider les victimes - SOS Villages d'Enfants

Au Népal, les jeunes accueillis en villages SOS se mobilisent pour aider les victimes

Au Népal, les jeunes accueillis en villages SOS se mobilisent pour aider les victimesTémoignages de jeunes des villages du Népal

 

Le tremblement de terre dévastateur qui a touché le Népal le 25 avril dernier a fait plus de 7000 morts et encore plus de blessés. Il a dévasté les communautés rurales pauvres où des centaines de milliers de personnes ont perdu leur maison et leurs biens. Grâce à la forte présence de SOS Villages d’Enfants au Népal (sept villages SOS dans un rayon de 80 kilomètres autour du tremblement de terre) les travailleurs et jeunes de nos villages ont immédiatement commencé le travail de secours. Filles et garçons de SOS Villages d’Enfants Népal ont tendu la main aux familles affectées. Ils se sont rendus dans les camps de réfugiés pour aider et prolonger le soutien émotionnel. Le nombre total de jeunes bénévoles engagés dans les opérations de secours est de 82.

 

Deux jeunes filles du village SOS de Kavre partagent leurs expériences de volontariat dans les camps de secours d’urgence. Extrait :

 

Rinku Rawal, 15 ans : « Le 25 avril est une date que je ne pourrais jamais oublier de ma vie. Un grave tremblement de terre a touché le Népal tuant et blessant des milliers de personnes. Le village d’enfants SOS de Kavre, où j’habite, a mis en place un camp de secours d’urgence à Dhulikhel à environ huit kilomètres du village et j’aide dans ce camp.
J’ai parlé à beaucoup de victimes, enfants et adultes.  L’une d’entre elles était une femme de Sindhupalchowk – elle était dans un état critique, son corps était couvert de blessures et ses jambes fracturées. Un hélicoptère de l’armée l’avait secourue et amenée à l’hôpital, de l’hôpital elle est venue au camp de secours.  
Le tremblement de terre lui a pris toute sa famille, elle était la seule survivante. Elle voulait parler à sa fille et pleurait sans relâche. Je me sentais si impuissante.
En parlant avec elle et avec les autres victimes, j’ai appris que nous devions nous montrer forts en ces périodes de crises. J’ai vu des gens dans des situations malheureuses,  ils avaient perdu leur maison, leur famille mais ils apprenaient à vivre dans ce camp.  
Maintenant, je sais que ce n’est pas comme au village d’enfants SOS où tous les équipements sont disponibles. À l’inverse de ces personnes, nous n’avons pas à lutter pour manger et pour vivre. Nous avons une mère qui subvient à nos besoins et je me sens vraiment chanceuse de faire partie d’une famille SOS. »

 

Indira Lama, 16 ans : « Le 25 avril, un tremblement de terre a secoué notre maison.  J’étais effrayée mais ma mère et ma famille étaient là pour me soutenir et s’occuper de moi. Plus tard, j’ai découvert que beaucoup de gens sont morts et que beaucoup de maisons ont été détruites. Je voulais faire quelque chose pour ces gens.
Quand le chef de projet nous a informés que nous organisions un camp pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre, j’ai décidé de me porter volontaire. Je remerciais Dieu d’avoir la possibilité d’aider les blessés.
Dans le camp, j’ai été choquée du nombre de personnes blessées.  Elles étaient dans des conditions misérables, leurs vêtements étaient déchirés et leurs corps couvert de sang. Il y avait beaucoup d’histoires très émouvantes.
Nous sommes dans le camp depuis six jours maintenant. Les gens ont commencé à sourire. Je me sens bien quand je vois que mon travail bénévole leur redonne un sourire au visage. »

 

Les jeunes bénévoles prennent soin des enfants et souvent des adultes. Dans les Espaces d’accueil SOS pour Enfants, ils sont engagés dans les activités récréatives. Ils aident aussi à la toilette des enfants et parfois à la cuisine.

 

Photo : Zishaan Akbar Latif

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