Grâce à la générosité de ses donateurs, SOS Villages d’Enfants poursuit son soutien aux enfants d’Haïti
Le formidable élan de générosité de ses donateurs et partenaires a permis à SOS Villages d’Enfants France de contribuer au programme d’urgence de SOS Villages d’Enfants International en faveur des enfants et des familles victimes du séisme. Les fonds collectés permettent aujourd’hui à SOS Villages d’Enfants France de poursuivre ce soutien en finançant à Les Cayes 2 maisons familiales du futur village SOS, ainsi que l’accompagnement de 90 enfants du Programme de Renforcement de la Famille.
2 ans après le terrible séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, affectant directement 3 millions d’habitants, le pays est toujours dans une situation instable, dominée par une très grande précarité. 550 000 personnes vivent encore dans 800 camps, où les conditions d’hygiène sont catastrophiques.
Dans ce contexte où les populations les plus fragilisées sont les femmes, les enfants et les adolescents, SOS Villages d’Enfants, en lien avec d’autres ONG, poursuit ses actions autour de ses missions fondamentales afin de répondre prioritairement à leurs besoins. Elle assure dans les villages SOS l’accueil d’enfants privés de soutien parental.
Face aux demandes très nombreuses de prise en charge, elle renforce l’accompagnement des familles, toujours dans l’objectif de leur permettre d’atteindre l’autonomie afin de prévenir l’abandon des enfants. SOS Villages d’Enfants a mis en place des mesures de protection et de prévention des abus en faveur des enfants et des adolescents, auxquels elle apporte un soutien psychologique. Elle contribue également au développement de l’éducation, axe prioritaire pour l’avenir d’Haïti.
Résumé de la video : Main dans la main avec les enfants d’Haïti A Port-au-Prince, 2 ans après le séîsme et l’épidémie de choléra, 550 000 personnes vivent toujours sous des tentes.
Le jeune Wesner, 12 ans, a été placé au village d’enfants SOS de Santo, par son père qui ne pouvait pas prendre soin de lui et parce que sa mère est très malade.
Avec 9 autres enfants, il a trouvé une sécurité auprès de sa mère SOS, Andrena, qui lui apporte son amour et un soutien pour le travail scolaire.
Pour SOS Villages d’Enfants, l’accès à l’éducation est en effet une clé pour la reconstruction du pays. 500 enfants fréquentaient l’école SOS de Santo avant le séïsme.
Ils sont aujourd’hui plus de 1 200. Wesner est un bon élève qui aime aussi le foot.
SOS Villages d’Enfants reconstruit et réhabilite des écoles publiques locales et met en place une formation pour les professeurs, en lien avec l’université de Port-au-Prince. Dans les centres sociaux, SOS Villages d’Enfants prend en charge les enfants des familles les plus démunies : 2 700 enfants peuvent y jouer et y reçoivent un repas chaud.
SOS Villages d’Enfants améliore les conditions de vie des enfants au quotidien et leur donne de l’ espoir pour un avenir meilleur.
L’accueil d’enfants privés de soutien parental
• Accueil au village d’enfants SOS de Santo
Les maisons préfabriquées mises en place dans l’enceinte de ce village SOS, proche de la capitale Port-au-Prince et de l’épicentre du séisme, ont abrité 195 enfants isolés, âgés de 4 à 14 ans. 74 enfants sont retournés auprès de leur famille d’origine. Le village SOS de Santo accueille toujours actuellement 130 enfants isolés. 65 d’entre eux ont emménagé dans 3 maisons louées par SOS Villages d’Enfants Haïti.
• Accueil au village d’enfants SOS de Cap Haïtien
Le village d’enfants SOS de Cap Haïtien, au nord du pays, prend actuellement en charge 246 enfants (135 filles et 111 garçons) dans 22 maisons familiales.
Une vingtaine d’entre eux sont des enfants isolés, accueillis après le séisme de janvier 2010. 14 ont été accueillis en février 2011 après avoir été pris en charge pendant plus d’un an dans un village d’enfants SOS de République dominicaine. Le travail de recherche et de réunification avec les familles se poursuit.
• Un nouveau village d’enfants SOS à Les Cayes
Les Cayes, au sud, est la 3ème ville du pays. La construction d’un nouveau village SOS est prévue en 2012. Il comprendra 15 maisons familiales pour 135 enfants, ainsi qu’un logement pour le directeur, les aides familiales et un bâtiment administratif.
L’accompagnement des familles les plus fragilisées
• A Port-au-Prince, les points de distribution alimentaire se sont transformés, les uns après les autres, en centres communautaires offrant soins, soutien nutritionnel, accès à l’éducation aux enfants, espaces de rencontre…
• A Santo, les 16 centres communautaires accueillaient 960 enfants avant le séisme. Aujourd’hui, ils accompagnent 1 864 très jeunes bénéficiaires, âgés de 3 à 5 ans…
• A Les Cayes, un Programme de Renforcement de la Famille sera basé dans des centres sociaux qui fonctionneront en garderies de jour pour les enfants. Les parents seront accompagnés socialement et bénéficieront d’un soutien psychologique.
Priorité à l’éducation La rentrée scolaire à Haïti a eu lieu le 3 octobre.
• A Santo
L’école SOS accueille 1 190 élèves dans 34 classes couvrant 9 niveaux d’enseignement dont 8 classes provisoires ouvertes dans un hangar en février 2011. Une 2ème école SOS est actuellement en construction. Elle comprendra 14 salles de classe pour 490 élèves, des bureaux, une bibliothèque, un laboratoire de sciences, une salle informatique, un atelier et des locaux pour la formation des enseignants.
De plus, une école communautaire, qui accueille 250 enfants dans des tentes et un hangar en partie effondré, sera reconstruite pour 500 élèves de 6 à 15 ans.
• A Les Cayes
Une école SOS sera également construite à Les Cayes, sur le terrain du village SOS. Elle comprendra également 14 salles de classe.
Dans le cadre d’un programme plus vaste mené par SOS Villages d’Enfants, 4 écoles publiques proches de Les Cayes bénéficieront de travaux de rénovation en 2012.
• Former les enseignants
Un programme de formation des enseignants a été mis en place en coopération avec l’Université de Quisqueya, à Port-au-Prince.
« Les conditions sur place sont catastrophiques », souligne Helmut Kutin, président de SOS Villages d’Enfants International. « Les mesures visant à garantir le respect des droits de l’enfant doivent être renforcées.»
SOS Villages d’Enfants conduit ses missions dans l’esprit de la Convention internationale des droits de l’enfant, qui précise que les enfants ont des droits inaliénables en toutes circonstances.
Ses actions intègrent les priorités identifiées par la Charte des enfants adoptée en 2011 à l’occasion de la journée internationale pour la réduction des risques en cas de catastrophe naturelle :
- Les écoles doivent être sécurisées et l’enseignement ne doit pas s’interrompre.
- La protection des enfants doit être une priorité avant, pendant et après une catastrophe naturelle.
- Les enfants et les jeunes ont le droit de participer et d’avoir accès à l’information dont ils ont besoin.
- Les infrastructures doivent être sécurisées et la reconstruction doit contribuer à réduire les risques en cas de catastrophe.
- Le programme de réduction des risques en cas de catastrophe doit inclure les plus vulnérables.
Photos Sophie Preisch
SOS Villages d’Enfants Haïti : des projets pour répondre aux besoins fondamentaux
28 avril 2011
Après le programme d’urgence mené auprès des enfants et des familles victimes du séisme de janvier 2010, SOS Villages d’Enfants Haïti prévoit plusieurs projets à Les Cayes, 3ème ville du pays, qui fait face en particulier à un taux de chômage très élevé et à un manque de structures éducatives :
Prise en charge d’enfants privés de soutien familial
Un 3ème village d’enfants SOS sera construit. Il comprendra 15 maisons familiales pour 135 enfants orphelins ou abandonnés, nombreux dans la région.
Education
Une école SOS pourra accueillir 700 élèves.
Prévention de l’abandon
Un Programme de Renforcement de la Famille sera basé dans des centres sociaux qui fonctionneront en garderies de jour pour les enfants. Les parents seront accompagnés socialement et bénéficieront d’un soutien psychologique.
SOS Villages d’Enfants République Dominicaine : soutien à l’accueil d’enfants haïtiens orphelins
14 février 2011
16 enfants orphelins d’Haïti ont été accueillis au village d’enfants SOS de Los Jardines, en République Dominicaine. Ils y ont vécu leur premier Noël après la tragédie. « J’ai été très heureuse de pouvoir partager ces moments avec ma « famille SOS » », raconte Helena, une petite fille de 10 ans qui a perdu toute sa famille lors du terrible séisme de janvier 2010.
Helena ne réalise pas elle-même qu’elle est une survivante mais chaque fois qu’elle se réveille en souriant, tous ceux qui l’entourent savent qu’elle a remporté une victoire…
Haïti : 1 an après le tremblement de terre : et maintenant ?
Reportage au Journal Télévisé de 20h de France 2 du 12 janvier
12 janvier 2011
France 2 a consacré ce reportage au sort des milliers d’enfants, sans toit, un an après le séïsme.
L’action de SOS Villages d’Enfants est présentée à 2 niveaux :
- la scolarisation, avec les images d’enfants « tirés à 4 épingles » à l’école SOS Villages d’Enfants à Port-au-Prince.
« Est-ce que les enfants vont bien » ? A cette question, Lucien Guy Chener, Proviseur, rappelle le traumatisme de très nombreux enfants, comme celui de Wesner, qui ne sait pas si ses parents sont encore en vie et regrette que « personne ne vienne le chercher pendant les vacances ».
La prise en charge d’enfants privés de soutien parental, comme Wesner ou Jordan : il a perdu son papa pendant le séisme, sa maman traumatisée par la mort de sa petite fille dans ses bras, ne peut pas s’en occuper.
Jordan, Wesner et bien d’autres sont pris en charge au village d’enfants SOS de Santo, sur un mode de vie familiale : dans une maison préfabriquée, une « tante » s’occupe d’eux au quotidien.
Au sein de SOS Villages d’Enfants, ces enfants mineurs isolés sont à l’abri des risques auxquels sont exposés les enfants qui vivent dans des camps.
Découvrez la vidéo du journal de France 2 (début du reportage à 14'28)
30 décembre 2010
Le 12 janvier, il y a un an qu’Haïti a été touché par ce terrible tremblement de terre. En 2010 SOS Villages d’Enfants a apporté une aide d’urgence. Mais il faudra encore beaucoup d’aide avant de pouvoir démarrer la reconstruction du pays.
SOS Villages d’Enfants, actif en Haïti depuis 1979 soutenait 4 000 enfants avant le tremblement de terre.
Aujourd’hui, ce chiffre a considérablement augmenté. Au village d’enfants SOS de Santo (près de Port-au-Prince, la capitale), des centaines d’enfants supplémentaires ont été accueillis dans des familles SOS.
Louianne, mère SOS : « Avant le tremblement de terre, je m’occupais de 8 enfants. Peu de temps après, j’ai dû en gérer 29 : des enfants qui avaient perdu leur frères et sœurs, des enfants qui n’étaient pas certains d’avoir encore de la famille, des enfants dont les parents ne savent plus faire face ».
Louianne s’occupe encore aujourd’hui de 20 enfants;
150 enfants accueillis temporairement sont maintenant retournés dans leur famille, où ils seront suivis par des programmes de renforcement de la famille de SOS Villages d’Enfants.
Plus que de l’aide d‘urgence
Après le tremblement de terre, SOS Villages d’Enfants a lancé plusieurs initiatives afin d’aider la population touchée, avec « des points de ravitaillement » en particulier. Aujourd’hui, il en existe plus d’une centaine et 14.000 enfants reçoivent quotidiennement un repas chaud. Certains jours, les chiffres record allaient jusqu’à 24.000 enfants. Ces initiatives importantes répondent à un besoin d’aide d’urgence.
« Or, les gens ont besoin de plus que juste de l’aide d’urgence. » explique Dionisio Pereira, Directeur de SOS Villages d’Enfants Haïti. Malgré les efforts de nombreuses organisations et gouvernements, il n’a pas encore été possible de démarrer une reconstruction systématique du pays. Or cette reconstruction est nécessaire.
Un programme d’aide durable
C’est pourquoi, à partir de 2011, SOS Villages d’Enfants s’engage sur des programmes destinés à apporter une aide dans la durée. L’objectif est de remplacer les points de ravitaillement par des centres communautaires, destinés à apporter un accompagnement aux familles qui sont dans le besoin.
À long terme, 5 à 6000 enfants pourront ainsi bénéficier de ce soutien familial.
SOS Villages d'Enfants Haïti : une ancienne du village SOS de Santo, 1er membre du cabinet juridique de la Fondation Jolie-Pitt
14 janvier
Le cabinet juridique " Jolie ", créé par la Fondation Jolie-Pitt, soutient le gouvernement haïtien dans ses efforts pour renforcer le système judiciaire dans le contexte post-séisme, en particulier pour l'aide aux enfants les plus vulnérables.
Nathalie Nozile, " ancienne " du village d'enfants SOS de Santo, est le 1er membre de ce cabinet. Elle est diplômée en droit de l'Université de Floride et va rejoindre Haïti afin de commencer sa mission.
" Je suis heureuse que Nathalie Nozile soit notre 1ère représentante à Haïti, où les besoins des enfants sont immenses ", a souligné Angelina Jolie.
Haïti/France: SOS Villages d'Enfants favorise un regroupement familial
12 janvier 2011
Ines et Clément (*) sont frère et sœur. Ils font partie des premiers enfants isolés accueillis au village d'enfants SOS de Santo après le séisme. Un an après, ils retrouvent leur famille d'origine à Paris.
Les parents des 2 enfants sont en effet installés à Paris depuis 4 ans. Ines et Clément vivaient chez d'autres membres de leur famille à Port-au-Prince, dont la maison a été détruite lors de la catastrophe.
Dans le cadre des recherches de regroupement familial, SOS Villages d'Enfants a permis à Ines et Clément de rejoindre leurs parents : ils se sont envolés le 10 janvier pour Paris où leurs parents les attendaient, avec leurs deux autres sœurs. Ils ne savaient pas exactement où se trouve la France mais avaient été prévenus : il y fait très froid !
(*) Pour des raisons de confidentialité, les prénoms des enfants ont été changés.
SOS Villages d’Enfants Haïti face au choléra
16 novembre 2010
Après les violences du 15 novembre dans la ville de Cap-Haïtien, le directeur du village d’enfants SOS a pris des mesures de sécurité : l’école SOS, le centre social et le centre de formation professionnelle ont été immédiatement fermés. Les familles ne sortent pas du village d’enfants SOS.
A Port-au-Prince, un cas de choléra s’est déclaré dans un centre communautaire géré par SOS Villages d’Enfants : l’enfant est soigné. Le coordinateur du Programme de Renforcement de la Famille de SOS Villages d’Enfants poursuit une action de sensibilisation et de prévention auprès des familles bénéficiaires.
Visite du président de la fédération SOS Villages d'Enfants International
10 novembre 2010
Le Président de la fédération SOS Villages d’Enfants International a passé 5 jours à Haïti au début du mois de novembre.
C’était sa 4ème visite en Haïti, mais la 1ère visite depuis le séïsme. La priorité avait été donnée jusqu’alors au soutien aux équipes locales et aux enfants et familles dans le besoin.
Au cours de son séjour, Helmut Kutin a pu réaliser l’ampleur du désastre, le travail accompli et les étapes à venir.
Parmi lesquelles il est envisagé la signature d’un MOU (Memorandum of understanding) entre SOS Villages d’Enfants Haïti et le Ministère de l’Education.
En effet, 600 enseignants ont péri durant le séïsme et de nombreuses écoles ont été détruites. L’éducation est considérée comme une priorité.
Haïti : prévention du choléra à l’école du village d’enfants SOS de Santo
28 octobre 2010
« La prévention passe d’abord par l’information », souligne M. Myrtil, le directeur de l’école SOS.
L’établissement fonctionne normalement. Cependant, face à l’épidémie de choléra, les élèves sont informés par le directeur de l’établissement sur les mesures préventives et la nécessité d’une hygiène stricte.
Exercices pratiques à l’appui, les élèves sont invités à se laver les mains le plus souvent possible. Ils apprennent également à traiter l’eau avant de la boire, l’eau potable pouvant également être contaminée, risque accentué par la saison des pluies. Les symptômes du choléra (fièvre, diarrhée, vomissements) leur sont également expliqués. Les enfants transmettent ensuite ces informations et recommandations à leurs familles.
SOS Villages d'Enfants Haïti : des mesures de prévention face à la menace du choléra
26 octobre 2010
A ce jour, plusieurs cas de choléra se sont déclarés dans les quartiers des environs du village d'enfants SOS de Santo.
Les responsables ont lancé immédiatement des mesures préventives afin de garantir la sécurité des enfants accueillis : hygiène scrupuleuse, sensibilisation et information des mères SOS et du personnel qui entourent les enfants, contacts suivis avec les services sanitaires pour assurer une intervention rapide au village d'enfants SOS le cas échéant…
Ma vie après le séisme, une journée avec Belanga
Belanga, 5 ans, vient d’arriver au village d’enfants SOS de Santo accompagnée de son frère. Ils ont perdu leur mère, décédée dans le terrible séisme, avec qui ils vivaient seuls. A travers ces photos, nous accompagnons Belanga dans son quotidien : avec sa mère SOS, dans sa maisons familiale, à l’école, avec ses frères et sœurs SOS… Le photographe a su capter l’émotion et la fragilité de cette petite fille qui doit réapprendre à vivre…
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SOS Villages d’Enfants s'implique en Haïti
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SOS Villages d’Enfants, présente en Haïti, lance un appel à don
Mercredi 10 août 2010
Merlina, 13 ans, accueillie au village d’enfants SOS de Cap Haïtien
Yolanda van den Broek, est psychologue et originaire des Pays-Bas. Elle travaille actuellement pour SOS Villages d'Enfants Haïti et elle a déjà dirigé au sein de la Fédération Internationale un programme d’aide d'urgence au Tchad.
Yolanda nous livre ici un témoignage touchant de sa rencontre avec une jeune fille orpheline des suites du séisme et qui a été admise au village d'enfants SOS de Cap Haitien
Yolanda van den Broek au village d’enfants SOS de Santo après le séisme
La ville de Cap Haïtien dans le Nord de Haïti ne montre aucun signe particulier du séisme du 12 janvier 2010 bien que tout le monde ait eu l'impression que la terre a aussi tremblé ici. Après avoir passé deux mois à Port-au-Prince et ses alentours, « passer une semaine au village d'enfants SOS de Cap Haïtien, c’est le paradis…». Aucun décombre dans les rues, aucune maison effondrée et aucun camp mais une ville organisée où les gens vivent normalement.
Mais les effets du séisme sont aussi bien réels… Les hôpitaux de Port-au-Prince ne pouvaient pas accueillir les trop nombreux blessés ; ces derniers ont dû être transférés dans différentes structures à travers le pays. Les enfants « isolés » ont également été envoyés dans le nord du pays. Quand aucun parent n'a pu être retrouvé même après investigation, certains de ces enfants ont été accueillis au village d'enfants SOS de Cap Haïtien. Environ 40 enfants ont retrouvé une nouvelle « famille SOS » dans le village.
Merlina, 13 ans, était avec sa tante près de l'épicentre du séisme et son monde a depuis complément changé. Sa mère n'a pas survécu et Merlina a été sérieusement blessée. Elle se souvient de l'hélicoptère la transportant à l'hôpital de Milot. “J'ai eu peur et je ne savais pas où ils m’emmenaient”, dit-elle. Elle est restée toute seule à l'hôpital pendant deux mois avant de rejoindre le village d'enfants S.O.S. Les premières semaines ont été très éprouvantes : elle pouvait seulement pleurer et évitait d’être en contact avec les autres enfants. Au début, Merlina a cru qu'ils se moqueraient d'elle à cause de son pied amputé. Avec patience, sa nouvelle mère SOS l'a accompagnée dans cette épreuve et progressivement Merlina a pu sourire de nouveau. Elle joue maintenant avec les autres enfants et attend avec impatience la rentrée à l'école en septembre. Mais je remarque aussi qu'elle est toujours à l'extérieur de la maison, marchant autour en essayant de trouver des façons de se distraire. Je la vois s'asseoir sur un des bancs, elle tient son téléphone fermement et je me demande si, six mois après, elle n’espère toujours pas qu'un membre de sa famille la contacte. Elle me dit que ce téléphone est la seule chose qu'elle a de sa mère, en plus de ses souvenirs.
Merlina s’est rapprochée de moi, timidement au début puis au fur et à mesure, de plus en plus confiante. Quelquefois elle m’écrit des petits mots à propos de ses nouveaux « frères et soeurs S.O.S. » et à un autre moment elle veut juste parler. Pendant longtemps, elle a tenté de cacher son chagrin mais maintenant elle se permet de se laisser aller petit à petit. “Ca me rend vraiment triste mais je me sens vraiment mieux et plus forte maintenant”, a-t-elle dit.
Bien que je sois maintenant de retour à Santo, j’ai un contact régulier avec Merlina. Elle me "bipe" avec son téléphone et je la rappelle. Alors, nous parlons un peu ; elle se sent encouragée et me raconte les nouvelles du jour. C'est juste un peu d'attention supplémentaire qui la fait se sentir spéciale de nouveau … .. Et c’est ce dont elle a besoin en ce moment. Je suis confiante : elle arrivera à surmonter les difficultés et elle appréciera la vie de nouveau.
Jeudi 24 juin 2010
Paul, 8 mois, accueilli au village d’enfants SOS de Santo
Paul, 8 mois, 5,3 kg, vient d’être accueilli au village d’enfants SOS de Santo après plusieurs mois à l’hôpital. Il avait été abandonné par sa mère peu de temps après le séisme dans un état de malnutrition aiguë.
La mère SOS, qui prenait en charge 8 enfants avant le séisme, accueille aujourd’hui au total 22 enfants. Elle est aidée par 3 aides familiales.
Mardi 11 mai
Le village d’enfants SOS de Cap Haïtien accueille à son tour des enfants isolés
Cap Haïtien
Depuis le séisme, de nombreux réfugiés ont quitté la région de Port-au-Prince pour trouver un refuge au nord du pays. Le village d’enfants SOS de Cap Haïtien, parrainé par l’association française SOS Villages d’Enfants depuis 1994, accueille temporairement 40 enfants isolés au sein de ses 22 maisons familiales.
Santo
280 enfants isolés sont accueillis aujourd’hui au village d’enfants SOS, où 3 maisons provisoires ont été construites en remplacement des tentes. Au total, 420 enfants isolés ont été pris en charge dont 133 sont retournés vivre auprès de leur famille.
101 centres de distribution alimentaire et 16 centres communautaires apportent une aide d’urgence à près de 13 200 bénéficiaires.
Jeudi 22 avril 2010
800 élèves reprennent l’école aujourd’hui au village d’enfants SOS de Santo
Les premières classes ont ouvert début avril et toutes fonctionnent aujourd’hui à nouveau.
Avant le séisme, l’école SOS était fréquentée par 550 élèves. Avec les enfants isolés pris en charge temporairement au village d’enfants SOS de Santo, l’établissement accueille maintenant 300 élèves supplémentaires.
Depuis le séisme, les locaux avaient été utilisés comme lieu de stockage et comme bureau pour l’équipe dédiée au programme d’aide d’urgence.
Le jour de l’ouverture, après avoir observé une minute de silence en mémoire des victimes du séisme, le directeur de l’école a souhaité la bienvenue aux anciens et aux nouveaux élèves : « L’éducation est obligatoire. C’est aussi une chance. Saisissez-la et travaillez bien… »
Lire le communiqué de presse
Mercredi 7 avril 2010
Marriott : une opération « tout chocolat » pour SOS Villages d’Enfants à Haïti.
Le dimanche 11 avril 2010, l’Hôtel Renaissance Paris Arc de Triomphe organisera des ateliers de confection d’œufs en chocolat (animés par le maître chocolatier de la Maison Richart), une chasse aux œufs et un « dîner au chocolat » en faveur de SOS Villages d’Enfants. Les bénéfices de cette opération seront reversés aux programmes d’aide aux enfants et familles démunies à Haïti, suite au séisme de janvier dernier.
Pour plus d’information et réservation, contactez le service commercial du Renaissance Paris Arc de Triomphe au 01.55.37.55.03.
Vendredi 2 avril 2010
La Parqueterie berrichonne propose un produit-partage en faveur des actions de SOS Villages d’Enfants en Haïti.
Suite au violent séisme qui a sévi sur l’Ile d’Haïti, la Parqueterie Berrichonne organise du 1er avril au 30 juin une opération de produit-partage en faveur de SOS Villages d’Enfants : pour chaque tranche de 2m2 de parquet* achetée, la Parqueterie Berrichonne s’engage à reverser 1 euro à notre association. Pour en savoir plus.
Mercredi 30 mars 2010
Reconstruire haïti : les enfants d'abord. SOS Villages d'Enfants participe à la conférence des organisations oeuvrant pour l'enfance.
La conférence des donateurs internationaux en vue d’un nouvel avenir pour Haïti se réunira demain 31 mars aux Nations Unies à New York.
Aujourd’hui, à la veille de cette conférence, une coalition d’organisations centrées sur l’enfance et de gouvernements sensibles à cette question se réunit au siège de l’Unicef à New York. L’objectif de cet évènement est d’attirer l’attention aux besoins des enfants et des familles, sur le long terme.
A cette occasion, SOS Villages d’Enfants rappelle qu’elle milite pour l’application des Lignes directrices de l’ONU en faveur de la prise en charge alternative des enfants afin que les enfants vulnérables et leurs familles puissent être dans les toutes premières priorités de la reconstruction d’Haïti.
Haïti : 33 enfants isolés confiés à SOS Villages d'Enfants retrouvent leur famille
Les 33 enfants présumés victimes d'enlèvement, âgés de 4 mois à 12 ans, et accueillis temporairement au village d'enfants SOS de Santo, sont retournés vivre au sein de leur famille.
Cette réunification intervient après des enquêtes approfondies menées par les autorités haïtiennes (IBERS, Institut du Bien-Etre Social et de la Recherche).
" Tous ces enfants ont des parents et SOS Villages d'Enfants a la conviction que, dans la majorité des cas, l'intérêt de l'enfant est de grandir au sein de sa propre famille. Il est essentiel d'éviter les risques de séparation et d'abandon. Nous approuvons la décision des autorités haïtiennes ", précise Celigny Darius, Directeur national de SOS Villages d'Enfants Haïti.
" Au village d'enfants SOS, je me suis fait des amis et j'ai beaucoup aimé jouer au football. Mais ma mère me manquait et ce sera bien de rentrer chez moi ", dit Michaël, 9 ans.
L'accompagnement des familles de ces 33 enfants dans le cadre du Programme de Renforcement de la Famille de SOS Villages d'Enfants Haïti est à l'étude, en lien avec l'UNICEF et l'IBERS.
400 enfants isolés ont été accueillis temporairement par SOS Villages d'Enfants Haïti depuis le séisme : 65 d'entre eux sont retournés vivre auprès de leur famille.
Jeudi 4 mars 2010
SOS Villages d'Enfants apporte un soutien psychologique aux enfants isolés et traumatisés
Les 357 enfants isolés accueillis au village d'enfants SOS de Santo sont aujourd'hui en sécurité et font un vrai repas trois fois par jour. Cependant, il est aussi essentiel de leur prodiguer un soutien psychologique.
Une équipe de psychologues a été recrutée par SOS Villages d'Enfants pour travailler avec les enfants traumatisés par le drame qu'ils ont vécu. Les enfants font des dessins, jouent et chantent tous ensemble. Ils ont ainsi leur propre espace d'expression et peuvent mettre des mots sur ce qu'ils ressentent. Ils reprennent confiance en eux et se sentent membres de la " communauté SOS ".
Reynald, l'un des psychologues, à propos d'un dessin de Clotilde, 11 ans : " Son dessin se trouve en bas de la feuille et ne prend pas beaucoup de place. C'est le signe d'une personnalité introvertie. " La personne dessinée par Clotilde n'a pas de vêtements et ne représente pas quelqu'un qu'elle connaît. Le dessin n'est pas en couleurs. " Cette petite fille est timide et n'a pas atteint le stade de développement des autres enfants de son âge ", précise Reynald. Cette évaluation individuelle permettra d'aider au mieux Clotilde.
" La violence de ce qu'ils ont vécu peut se traduire par un comportement agressif avec les autres enfants. Nous les observons individuellement et en groupe, ce qui nous permet d'adopter pour chaque enfant la méthode la plus adaptée ", ajoute Dolyin, une autre psychologue.
Lundi 1er mars 2010 :
SOS Villages d'Enfants assure une aide alimentaire d'urgence pour 14 000 enfants et leurs familles
Aujourd'hui, 88 points de distribution sont approvisionnés par SOS Villages d'Enfants : ils permettent d'offrir une aide alimentaire à 14 000 enfants.
Ce sont des membres de la communauté qui préparent et distribuent ensuite les repas aux enfants. Un centre situé dans les faubourgs de Port-au-Prince accueille ainsi chaque jour 120 enfants, âgés de 2 à 10 ans, venus prendre leur repas quotidien (eau en bouteille, riz, sardines ou thon en boîte, haricots, biscuits…).
Ce partenariat entre SOS Villages d'Enfants et les responsables de la communauté permet aussi d'identifier les enfants qui ont besoin de soins médicaux et ceux qui, particulièrement vulnérables et isolés, pourraient être accueillis temporairement au village d'enfants SOS de Santo.
Jeudi 25 février 2010 :
Nouvelle réplique, pas de victimes : SOS Villages d'Enfants poursuit sa mission auprès des bénéficiaires
Une secousse d'une magnitude de 4,7 sur l'échelle de Richter a été fortement ressentie le 23 février dans la capitale Port-au-Prince et les environs. Elle a provoqué l'effondrement de certains bâtiments déjà endommagés.
Les bénéficiaires pris en charge ou accompagnés par SOS Villages d'Enfants sont sains et saufs. Les structures sont préservées. Les équipes locales et internationales de l'organisation poursuivent leur mission auprès des enfants et familles victimes du séisme du 12 janvier.
Mardi 23 février :
Plus de 300 enfants isolés accueillis au village d'enfants SOS de Santo
357 enfants privés de soutien parental -isolés ou dont la famille ne peut actuellement prendre soin- sont accueillis au village d'enfants SOS de Santo.
Ces enfants sont pris en charge dans les maisons familiales ou dans les abris temporaires mis en place dans l'enceinte du village d'enfants SOS. Toute l'équipe s'attache à la qualité de l'accueil et des soins. Un système de purification de l'eau -acheminé par SOS Villages d'Enfants Canada- a été installé par General Electrics au sein du village d'enfants SOS : 5 000 litres d'eau purifiée sont fournis chaque jour.
Les efforts portent dès maintenant sur la réunification des familles : recherche, travail avec les familles en vue de leur réunification, suivi -soutien aux familles fragilisées afin de prévenir un nouveau risque de séparation-.
L'aide d'urgence s'étend au-delà du Programme de Renforcement de la Famille : 14 000 enfants reçoivent une aide alimentaire à travers 88 points de distribution.
Vendredi 19 février 2010 :
Près de 300 enfants isolés accueillis au village d'enfants SOS de Santo
126 nouveaux enfants (62 filles et 64 garçons) viennent d'être accueillis. Ils sont tous pris en charge dans les maisons familiales jusqu'à la mise en place d'abris temporaires au sein du village d'enfants SOS. Dans chacune des maisons, une mère SOS et deux aides familiales prennent soin des enfants.
Ceux-ci viennent de camps de réfugiés, où ils vivaient dans des conditions très difficiles. Leur vie était souvent en danger. Ils ont été signalés à SOS Villages d'Enfants par des responsables de la communauté, parfois même par leur propre famille qui ne pouvait plus les prendre en charge.
Josette, 2 ans, est l'un de ces enfants. Gisèle, sa mère, âgée de 17 ans, ne pouvait plus s'en occuper. Chaque jour, elle amenait sa fille dans l'un des centres sociaux de SOS Villages d'Enfants. Josette y était prise en charge durant la journée, pendant que Gisèle recherchait les corps de ses propres parents. Pendant un mois, elles ont dormi chez des amis et se sont finalement retrouvées dans la rue. Le centre social les a orientées vers le village d'enfants SOS de Santo. Gisèle aime sa fille : " Je ne peux plus m'en occuper, ma famille est morte et jusqu'à ce que je trouve un travail, je ne peux pas la nourrir ". Gisèle rendra visite à sa fille chaque semaine jusqu'à ce qu'elle puisse à nouveau la prendre en charge et SOS Villages d'Enfants lui fournira une aide alimentaire.
77 centres sociaux fournissent une aide alimentaire à plus de 9 500 enfants.
Par souci de confidentialité, les prénoms ont été changés
jeudi 18 février 2010 :
Les équipes de SOS Villages d'Enfants sont renforcées pour prendre en charge les enfants isolés
Une nouvelle équipe de 12 aides familiales, 4 psychologues et un travailleur social se consacre à la prise en charge, au suivi et au soutien psychologique des 156 enfants isolés accueillis au village d'enfants SOS de Santo.
8 coordinateurs, deux traducteurs et un architecte sont également venus renforcer les équipes dans le cadre du programme d'aide d'urgence.
A ce jour, 66 centres sociaux apportent une aide de première nécessité aux familles victimes du séisme.
Mardi 16 février 2010 :
Sauver des fratries isolées en les accueillant au village d'enfants SOS de Santo
Aujourd'hui, 154 enfants isolés sont pris en charge temporairement au village d'enfants SOS de Santo, dans l'attente de la réunification avec leurs familles ou de la décision d'un mode de placement à plus long terme.
Parmi ces enfants, 3 frère et sœurs : Noelle, 2 ans, et des jumeaux âgés d'un an : Antoine et Anaïs (*). Ils vivaient avec leur mère à Port-au-Prince, leur père étant décédé quelques mois auparavant. Au moment du séisme, un mur de leur appartement s'est écroulé. Leur mère a été ensevelie et n'a pu être sauvée. Miraculeusement, les 3 enfants étaient indemnes et ont pu survivre dans de petites cavités. Ils ont été sauvés par leur grand-père, qui a creusé à mains nues et a réussi à les sortir des décombres. Noelle a été légèrement blessée au bras.
Ils vivaient blottis sous une bâche en plastique. Le grand-père des enfants, âgé et totalement démuni, ne pouvait pas les prendre en charge.
Aujourd'hui accueillis au village d'enfants SOS de Santo, ils sont très marqués par le drame qu'ils ont vécu et revivent souvent ces instants terribles. Noelle appelle toujours sa mère.
(*) Par souci de confidentialité, les prénoms ont été changés.
Vendredi 12 février 2010 :
Plus d'une centaine d'enfants isolés accueillis au village d'enfants SOS de Santo
22 nouveaux enfants viennent d'être pris en charge et le village d'enfants SOS de Santo accueille aujourd'hui au total 102 enfants isolés. 18 d'entre eux bénéficient d'un soutien psychologique particulier et 2 autres enfants doivent recevoir des soins médicaux. Une formation est dispensée aux personnes récemment engagées pour prendre en charge les enfants.
5 nouveaux centres sociaux ont été ouverts : 836 enfants de la communauté environnante en seront les bénéficiaires.
Mercredi 10 février 2010 :
Angelina Jolie au village d'enfants SOS de Santo
Le village d'enfants SOS de Santo, près de Port-au-Prince, a reçu le 9 février Angelina Jolie, ambassadrice de bonne volonté pour le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés (UNHCR) et l'un des plus fidèles soutiens de SOS Villages d'Enfants.
Angelina Jolie a rendu visite à deux familles SOS qui ont accueilli chacune 4 enfants frères et sœurs. Ceux-ci font partie des 33 enfants pouvant être victimes d'un trafic et confiés à SOS Villages d'Enfants par les autorités.
Elle a manifesté également un grand intérêt pour le programme d'urgence lancé par SOS Villages d'Enfants en faveur des enfants et des familles victimes du séisme dans la communauté environnante.
Cet engagement s'inscrit dans la lignée de précédentes visites à des structures de SOS Villages d'Enfants en Jordanie et au Tchad et du soutien financier déjà apporté à SOS Villages d'Enfants par la Fondation Jolie/Pitt.
Mardi 9 février 2010 :
Nouvel accueil d’enfants isolés au village d’enfants SOS de Santo
10 jeunes enfants viennent d'être pris en charge. Deux autres enfants accueillis récemment ont dû être emmenés dans un hôpital proche pour recevoir les soins appropriés. Parmi les 33 enfants peut-être victimes d'un trafic et pris en charge le 30 janvier, 12 ont particulièrement besoin d'un suivi médical et d'un soutien psychologique. Des personnes relais appartenant à la communauté environnante ont en charge d'identifier d'autres enfants isolés afin de signaler leur situation à SOS Villages d'Enfants.
La construction de latrines et de douches a été achevée. Une clinique mobile a été mise en place par le Croissant Rouge, placée sous la responsabilité de 7 médecins de différentes spécialités et de 8 infirmières.
Laura Suarez, de SOS Villages d'Enfants Costa Rica, a rejoint les équipes sur place afin d'assurer la formation des personnes récemment recrutées pour prendre en charge les enfants.
5 nouveaux centres communautaires ont été ouverts.
430 colis alimentaires et du matériel de construction pour des abris sont distribués aux familles. Un colis permet de couvrir les besoins d'une famille de 5 personnes pendant 2 semaines.
Jeudi 4 février 2010 :
Accueil d'enfants isolés au village d'enfants SOS de Santo : témoignage d'une mère SOS
78 enfants isolés sont actuellement pris en charge au village d'enfants SOS de Santo. Une mère SOS témoigne :
Quelques jours après le séisme, Françoise, mère SOS à Santo, avait réussi à rejoindre un autre quartier de la ville pour retrouver son fils aîné qui, par chance, n'était pas blessé. Sur le chemin du retour au village d'enfants SOS de Santo, sur le bord de la route au milieu des gravats, elle remarqua 3 jeunes enfants : une petite fille allongée sur la route qui pleurait et deux petits garçons assis à côté. "Je suis mère SOS corps et âme depuis plus de 10 ans. Il était clair que ces enfants avaient besoin d'aide et que j'allais les prendre dans ma famille SOS", raconte Françoise, les larmes aux yeux.
Des voisins lui ont expliqué ce qui était arrivé à ces enfants. Mathilde, 3 ans, et Tom, 7 ans, frère et sœur, ont perdu leur père, leur mère et leur frère dans la catastrophe. Ils avaient passé la première nuit suivant le séisme près de leurs parents et leur frère morts. Paul, un petit garçon âgé de 5 ans, ami de Mathilde et de Tom, a perdu ses parents.
"C'était terrible, les petits pleuraient et avaient faim" : Françoise n'a pas hésité longtemps. Elle a pris la petite fille dans ses bras et les deux petits garçons l'ont suivie. Ils ont dû marcher longtemps pour rejoindre un bus qui les a ramenés à Santo. Mathilde était souvent submergée par la douleur, Tom se souvenait du séisme : " Tout tremblait et il y a eu un bruit terrible. Nous avions très peur et nous avons couru, couru ". Sur ce qui s'est passé après, ils restent silencieux.
Au village d'enfants SOS de Santo, les enfants sont en sécurité, ils mangent, peuvent dormir. Françoise est heureuse de les avoir secourus : "Ici, dans la maison familiale, nous nous serrons tout simplement un petit peu plus."
Mercredi 3 février 2010 :
TF1 : le journal de 20 heures du 2 février a consacré un reportage à l’accueil au village d’enfants SOS de Santo de 33 enfants sans doute victimes d’un trafic
Ces enfants, identifiés en risque par les autorités haïtiennes à la frontière de la République Dominicaine, ont été confiés à SOS Villages d’Enfants, présente à Haïti depuis des dizaines d’années. La priorité va maintenant à la recherche des familles, car il est d’ores et déjà avéré que certains de ces enfants au moins ne sont pas orphelins.
Un jeune garçon évoque la façon dont il a été amené à quitter ses parents avec ses 3 frères et sa sœur et les conditions dans lesquelles ils ont vécu avant l’intervention des autorités haïtiennes : « juste de l’eau et un peu de pain ». Leur mère, retrouvée, a donné son propre témoignage.
Ces enfants resteront au village d’enfants SOS de Santo, où ils sont en sécurité, le temps de mener une enquête, en vue d’un possible retour dans leur famille.
Information du 2/3 février, donnée par Edgar Orantes, directeur du programme d’urgence de SOS Villages d’Enfants
Dernières informations concernant les 33 enfants identifiés en risque à la frontière de la République Dominicaine :
Des rencontres ont eu lieu avec les parents de ces enfants. La plupart disent avoir été convaincus par une personne appartenant à une congrégation religieuse, leur faisant valoir de meilleures conditions de vie pour leurs enfants. La prise en charge de ces enfants se fait en lien avec l’ISBER (Institut de Bien-Etre Social et Recherche). L’ISBER fait les investigations nécessaires en vue d’une réunification des familles. SOS Villages d’Enfants, tout en accueillant les enfants en cette situation d’urgence, incite à un retour en famille aussitôt que possible.
SOS Villages d’Enfants poursuit par ailleurs un processus de recrutement pour la prise en charge des enfants accueillis de façon temporaire : assistantes maternelles, éducatrices… Une formation leur sera donnée pour assurer la qualité de l’accompagnement prodigué aux enfants.
SOS Villages d’Enfants Haïti a reçu de l’Unicef du matériel de première nécessité : couvertures, vêtements, serviettes, matériel éducatif, qui sera utilisé au centre social de Santo et dans les communautés avoisinantes.
Dans le cadre du Programme de Renforcement de la Famille, 37 centres sociaux prennent en charge à ce jour 4 119 enfants.
Lundi 1er février 2010 :
SOS Villages d'Enfants Haïti se voit confier par les autorités haïtiennes 33 enfants présumés victimes d'un trafic
Le 30 janvier, le ministère des Affaires sociales haïtien a confié à SOS Villages d'Enfants 33 enfants, âgés de 3 mois à 12 ans, victimes présumées d'un trafic d'enfants en vue d'adoption. Tous sont pris en charge dans les maisons familiales du village d'enfants SOS de Santo. Ils sont aujourd'hui protégés, dans un environnement sécurisé. Des recherches sont entreprises pour retrouver leur famille.
SOS Villages d'Enfants se réjouit de la preuve de confiance et de reconnaissance de son action sur le
terrain par les plus hautes autorités du pays.
De nouveaux enfants accueillis au village d'enfants SOS de Santo
43 enfants isolés sont pris en charge au sein des " familles SOS ". Leur nombre augmente chaque jour. La plupart sont gravement traumatisés et ont besoin d'un suivi psychologique.
Parmi eux, Yannick (*), 12 ans :
" Va faire tes devoirs dehors " sont les derniers mots qu'il a entendus de la part de sa mère. Ils vivaient tous les deux, son père les ayant quittés depuis longtemps. Sa mère était handicapée physique. Ils étaient très soudés et surmontaient ensemble les difficultés du quotidien.
Yannick était à peine sorti lorsque " la terre a tremblé et il y a eu un bruit incroyable ", raconte-t-il. Derrière lui, la maison s'est écroulée, ensevelissant sa mère qui, à cause de ses jambes paralysées, n'a pas pu se sauver.
Une tante a recueilli Yannick et l'a aidé pendant les terribles journées qui ont suivi. Ils dormaient dans la rue et n'avaient presque rien à manger, avant de recevoir des soins dans un camp d'urgence.
Depuis 6 jours, Yannick vit au village d'enfants SOS de Santo. Il reste taciturne et observe ce qui se passe autour de lui. La nuit, le souvenir du choc revient, des cauchemars l'oppressent, accompagnés de sueurs froides et de vomissements.
Yannick est pris en charge par les psychologues de SOS Villages d'Enfants. Il sait qu'il est en sécurité et en de bonnes mains. Mais le deuil et le vide intérieur sont toujours là.
(*) Par souci de confidentialité,le prénom a été changé.
Mercredi 27 janvier 2010 :
L'aide s'organise
L'accueil des enfants isolés
16 enfants isolés ont été pris en charge dans des familles du village d'enfants SOS de Santo. Priorité est donnée aux enfants de moins de 5 ans.
De nombreux enfants ont quitté les hôpitaux et les camps après avoir été exposés aux risques de mauvais traitements et d'enlèvement.
L'hébergement temporaire de 200 enfants
L'UNICEF et le directeur des services sociaux haïtiens ont évalué les conditions d'accueil du village d'enfants SOS et proposent de mettre en place un hébergement pour 200 enfants, l'UNICEF prenant en charge des tentes, une cuisine et des produits alimentaires.
Deux classes de l'école SOS ont été mises à la disposition des services sociaux dont les locaux avaient été détruits ce qui facilite la collaboration directe avec SOS Villages d'Enfants avant la réouverture de l'école, selon les directives du Ministère de l'Education.
Un centre médical
La Croix-Rouge de République Dominicaine implantera un centre médical temporaire sous la responsabilité de deux médecins. Cette structure fournira de plus eau, nourriture et kits d'hygiène. La Croix Rouge évaluera la qualité de l'eau et de l'environnement.
Surmonter le traumatisme : l'histoire de deux frères
Lorsqu'ils sont arrivés au village d'enfants SOS de Santo, tous pensaient qu'ils étaient jumeaux… Jordan et Jordensten ont en réalité respectivement 6 et 7 ans. Mais ils ne se quittent jamais des yeux, se tiennent par la main, se réconfortent mutuellement. Le plus jeune semble plus détendu et se laisse même aller à rire de temps en temps, peut-être parce qu'il sait que son grand frère est là pour veiller sur lui dans cet environnement nouveau pour lui…
Au moment du séisme, les deux frères se trouvaient à Port-au-Prince avec leur famille. Leur père et leur sœur n'ont pas survécu. Leur mère a été gravement blessée mais a réussi à emmener ses petits garçons dans un endroit sûr. Ils ont survécu les premiers jours dans un camp d'urgence. Puis leur mère a été prise en charge dans un hôpital temporaire. Son état est incertain.
Les enfants ont du mal à parler de ce qui leur est arrivé. Ils préfèrent parler de leur situation actuelle au village d'enfants SOS de Santo. " La nourriture est très bonne et je peux jouer quand je veux ", dit Jordan, en entraînant son frère vers les balançoires.
L'aide reprend autour du village d'enfants SOS
Reprise des activités des programmes de renforcement de la famille
17 centres sociaux prennent en charge 290 enfants durant la journée
4 nouveaux centres ont ouvert le 27 janvier, permettant à 310 enfants de bénéficier de 3 repas par jour.
575 autres enfants de 2 à 8 ans ont été identifiés dans la communauté élargie pour être pris en charge durant la journée dans les centres sociaux.
2 autres centres sont prévus : l'un de ces centres sera géré par un " ancien " du village d'enfants SOS de Santo qui, après avoir reçu de l'aide au village, a décidé de s'impliquer dans le soutien aux familles de la communauté.
Un kit cuisine est distribué à chaque famille, qui recevra tous les mois, un colis alimentaire et un kit d'hygiène.
L'aide aux anciens des villages d'enfants SOS
24 jeunes adultes, en voie d'autonomie vivant hors du village SOS sont revenus dans les villages d'enfants SOS de Cap Haïtien et de Santo. Des " anciens " de ces villages sont également venus y chercher de l'aide et un abri sûr, certains avec leurs propres enfants, soit 40 personnes. Tous bénéficient de l'aide alimentaire.
Net Hope - entreprise internationale de technologie a assuré une liaison internet par satellite.
Lundi 25 janvier 2010 :
SOS Villages d'Enfants peut accueillir 500 enfants
Les bâtiments de l'école SOS et les maisons familiales du village d'enfants SOS de Santo ont été contrôlés par des ingénieurs de l'Ambassade d'Allemagne : ils sont totalement sécurisés. Les locaux de l'école sont prêts pour accueillir des enfants isolés. Des abris temporaires supplémentaires seront mis en place (tentes) et 500 enfants peuvent être pris en charge. Des mères de famille du Programme de Renforcement de la Famille seront formées pour assurer cet accueil temporaire.
L'objectif de SOS Villages d'Enfants est de venir en aide au total à 40 000 personnes, enfants et adultes.
SOS Villages d'Enfants déplore la disparition d'un jeune homme de 20 ans, bénéficiaire de nos programmes, qui a succombé à ses blessures, malgré les soins reçus en République Dominicaine.
Vendredi 22 janvier 2010 :
SOS Villages d'Enfants : priorité aux enfants isolés
Les enfants sont les plus vulnérables en situation d'urgence. En lien avec les lignes directrices adoptées par l'ONU en novembre 2009 pour les enfants sans soutien parental, SOS Villages d'Enfants rappelle que la priorité est le maintien des enfants dans leur famille.
SOS Villages d'Enfants Haïti prend en charge les enfants isolés et recherche leurs familles, afin de leur permettre de grandir dans leur environnement naturel. Si cette réunification n'aboutit pas, une solution permanente de prise en charge alternative sera recherchée, en lien avec les autorités et les services de protection de l'enfance.
SOS Villages d'Enfants appelle les équipes de secours et les organisations présentes sur place à une approche coordonnée pour identifier les enfants isolés, afin d'éviter des décisions hâtives quant à une prise en charge définitive.
SOS Villages d'Enfants Haïti : l'accueil de centaines d'enfants
En étroite coopération avec les autres organisations agissant sur place, des centaines d'enfants isolés et sans protection seront pris en charge temporairement dans les locaux de l'école SOS de Santo. Une cuisine, une cantine et des sanitaires supplémentaires sont prévus.
Des mères SOS retraitées et des membres du personnel de SOS Villages d'Enfants Haïti prendront soin de ces enfants au quotidien.
Certains de ces enfants sont peut-être orphelins. Les familles seront activement recherchées.
L'aide d'urgence aux familles
Un 3ème convoi de produits de première nécessité est arrivé au village d'enfants SOS de Santo. Ils seront remis aux enfants et aux familles de la communauté environnante.
Chaque colis alimentaire permettra à 120 bénéficiaires de se nourrir pendant une semaine. Des kits d'hygiène et des médicaments seront aussi distribués. L'approvisionnement des familles du village d'enfants SOS de Santo est également assuré.
Jeudi 21 janvier 2010
Ils nous soutiennent
Partenaires : la mobilisation du groupe Transat
L'ensemble du Groupe se mobilise pour venir en aide aux victimes. Un don de 25 000 dollars sera versé à SOS Villages d'Enfants, partenaire du groupe Transat, pour son action sur place en faveur de la population. Un don du même montant sera également versé à la Croix-Rouge canadienne.
Pendant 3 semaines à compter du 16 janvier 2010, les passagers d'Air Transat sont invités à faire un don pendant les vols. La collecte sera partagée entre SOS Villages d'Enfants et la Croix-Rouge canadienne, au bénéfice d'Haïti.
Des personnalités lancent un appel
Anne-Sophie Mutter, violoniste allemande de renommée mondiale, et Désirée Nosbusch, actrice et présentatrice à la télévision du Luxembourg, ont déjà lancé un appel en faveur du programme d'aide d'urgence de SOS Villages d'Enfants à Haïti. Liv Ullmann, Penelope Cruz, Ruud van Nistelrooy, Kim Gevaert et Vincent Kompany, ainsi que la Princesse Salimah Aga Khan apportent également leur soutien à SOS Villages d'Enfants.
Mercredi 20 janvier 2010 - Dernière minute !
Un nouveau séisme, d’une magnitude de 6,1 sur l’échelle de Richter, vient de frapper Haïti.
Nous savons que le village d’enfants SOS de Santo a été épargné. En revanche, nous sommes sans nouvelles de la communauté environnante où la situation des familles et des enfants isolés était en cours d’évaluation par les équipes de SOS Villages d’Enfants basées à Santo. Les habitants vivent dans la peur et craignent de rester dans les bâtiments encore debout…
Mercredi 20 janvier 2010
Reprise des actions dans 6 des 16 centres communautaires du programme de renforcement de la famille à Santo, ce qui permettra la distribution de nourriture aux enfants et familles de ces communautés
20 janvier : une cargaison est acheminée par voie aérienne avec du matériel de première nécessité (médicaments, générateurs, tentes de SOS Villages d’Enfants Canada)
identification des premiers enfants sans soutien parental pour une prise en charge dans les familles SOS
constitution d’une équipe de travail autour du projet d’aménagement de l’école SOS pour la prise en charge temporaire de 300 enfants.
Recherche en parallèle de mères SOS à la retraite ou de tout autre personnel disponible pour la prise en charge de ces enfants
Mardi 19 janvier 2010
2 collaborateurs de SOS Villages d'Enfants Costa Rica, le conseiller régional et un spécialiste télécommunications, ont pu rejoindre le village d'enfants SOS de Santo et donnent les premières informations du terrain.
Situation générale
Au village d'enfants SOS de Santo, l'atmosphère générale est calme, mais marquée par la peur de nouvelles répliques et par la tristesse liée à la perte de membres familiaux ou d'amis. Plusieurs collaborateurs de SOS Villages d'Enfants ont perdu leur domicile et sont hébergés de façon provisoire au village d'enfants SOS. Il y a peu de dégâts matériels mais il n'y a pas d'électricité, ni de moyens de communication (téléphone / internet).
Il y a assez de nourriture pour 10 jours environ.
Point sur les structures SOS Villages d'Enfants
Programme de renforcement de la famille à Santo :
Aucun des 16 centres communautaires ne fonctionne car de nombreux habitants quittent les lieux par peur et se rendent à la campagne. De nombreuses habitations ont été détruites. 8 mères de 9 centres communautaires sont blessées, 4 parents sont morts, de nombreux autres sont portés disparus. Les enfants sont livrés à eux-mêmes dans les rues. La peur de rester sous un toit est perceptible : de nombreuses personnes campent à l'extérieur. Le manque de nourriture est plus important chaque jour et est la priorité absolue dans l'immédiat.
Le village d'enfants SOS de Cap Haïtien :
Il y a peu de dégâts matériels.
Programme de renforcement de la famille à Cap Haïtien :
Il fonctionnera à nouveau dans quelques jours à la fin du deuil national.
Ecoles : elles sont fermées jusqu'au 17 février, selon directive gouvernementale
Mesures
Une priorité : la gestion de l'alimentation et l'approvisionnement pour 2 mois pour les familles nécessiteuses à proximité des villages SOS et les centres communautaires.
Par ailleurs les équipes SOS :
collectent les informations sur les besoins des familles des communautés avoisinantes pour définir les actions correspondantes
s'emploient à rétablir un fonctionnement minimal (eau / électricité) et une communication par satellite
prennent des contacts avec les autres organisations sur place pour coordonner les actions
Le bureau national de SOS Villages d'Enfants devra être totalement reconstruit.
Lundi 18 janvier 2010
Survol du village SOS de Santo (Haïti) et des faubourgs de Port au Prince
Un premier convoi de 10 tonnes de produits de première nécessité est arrivé à Santo
Parti de République Dominicaine le 17 janvier, il est placé sous la responsabilité de Wilfred Rosario, directeur du village d'enfants SOS de Los Jardines, en République Dominicaine : eau, conserves de nourriture, lait, médicaments, des tentes, sacs de couchage, lampes, tables, essence, matériel (marteaux, ciment, ciseaux…). Certains produits ont été achetés, d'autres sont des dons. La sécurité est assurée par l'armée haïtienne.
Le gouvernement de République Dominicaine facilite les déplacements en exemptant les équipes de formalités administratives.
Une équipe SOS Villages d'Enfants du Pérou est arrivée aujourd'hui en République Dominicaine pour se rendre par la suite à Santo.
L’expérience et l’expertise de SOS Villages d’Enfants :
Expérience :
SOS Villages d’Enfants a une expérience acquise au long cours, depuis 60 années d’existence et en particulier dans les situations d’urgence : catastrophes naturelles, troubles politiques, guerres… (Ouragan Mitch au Honduras, le tsunami, tremblement de terre au Pérou pour n’en citer que quelques-uns…).
Les équipes sont implantées localement ; elles parlent la langue du pays, connaissent la population et peuvent réagir très rapidement pour les soutiens de première nécessité, tels que l’eau, la nourriture, les soins pour les bébés et les enfants, les vêtements, voire l’hébergement, avant même l’arrivée des premiers secours internationaux.
En Haïti la solidarité des associations nationales proches géographiquement joue à plein : l’association SOS Villages d’Enfants République Dominicaine est en première ligne pour assurer un relais à tous niveaux : aide matérielle, équipes professionnelles, informations etc… Les associations SOS Villages d’Enfants des pays d’Amérique Latine se mobilisent également, avec ce même savoir-faire.
Expertise :
Lors des contacts avec d’autres organismes humanitaires, SOS Villages d’Enfants est identifiée pour son expertise dans la prise en charge des enfants privés de soutien familial.
Dans toutes les situations d’urgence ou de crise, SOS Villages d’Enfants a développé un savoir-faire particulier autour de la prise en charge des traumatismes des enfants.
Un enfant qui connaît des situations d’une grande violence est marqué, et risque de l’être durablement s’il ne peut être accompagné de façon adaptée.
C’est le soutien que SOS Villages d’Enfants est en mesure d’apporter à la population victime de traumatismes graves.
Aux enfants et personnes exposés à ces traumatismes, il est proposé des moyens d’expression pour permettre à l’émotion de trouver un exutoire : que ce soit par la parole, le dessin, le jeu, les saynètes de théâtre, l’écriture … Il est aussi important de permettre des temps de pause où il ne soit pas perpétuellement évoqué la cause du traumatisme et l’impact émotionnel qui y est lié. SOS Villages d’Enfants dispose d’une réelle expertise en ce domaine pour aider ceux qui ont connu des situations dramatiques à développer leurs propres compétences et leur confiance en la vie.
Samedi 16 janvier 2010
Les premières équipes de secours aux enfants partent pour le village d’enfants SOS de Santo
Hier une équipe a réussi à survoler le village d’enfants SOS de Santo à 16 kilomètres de la capitale Port au Prince. Malheureusement ils n’ont pas été autorisés à s’y poser. Nous savons qu’aucun enfant ni personne au sein du personnel n’a été victime mais nous n’avons toujours pas de nouvelles des familles bénéficiaires des programmes de prévention de l’abandon autour du village d’enfants SOS.
Il est toujours impossible de joindre les salariés du fait des communications toujours coupées. Un contact a pu être pris avec le directeur général de SOS Villages d’Enfants Haïti.
Du fait que les salariés de l’association haïtienne ont été personnellement affectées par la catastrophe, une équipe de secours a été mobilisée depuis l’association SOS Villages d’Enfants de Réoublique Dominicaine. Elle devrait être sur Santo aujourd’hui. Ils seront accompagnés d’une quinzaine de psychologues tous formés aux soins post traumatiques de ce type.
Lundi 18 janvier, une deuxième équipe en provenance de SOS Villages d’Enfants Pérou , celle qui avait géré les suites du tremblement de terre au Pérou en 2007, devrait aussi rejoindre Santo.
Photo SOS Archives Vue aérienne des environs du village d’enfants SOS de Santo
Le village d’enfants de Santo pourrait servir de base de secours car il semble être un des rares bâtiment qui a résisté dans le périmètre. » Nous sommes peut-être la seule structure à disposer de bâtiments en état de fonctionnement. Nous sommes également très près de l’aéroport et de routes. Nous devrions pouvoir accueillir prochainement les enfants et familles sinistrées du périmètre en lien avec les autres organisations de secours » déclare Patricia Vargas, responsable régionale, basée au Costa Rica.
Photo : SOS Archives Vue aérienne du village d’enfants SOS de Santo
Jeudi 14 janvier 2010
Les deux villages d'enfants SOS sains et saufs mais toujours sans nouvelles des bénéficiaires des programmes de renforcement de la famille
Le directeur général de SOS Villages d'Enfants Haiti a pu être enfin joint hier par satellite. Il nous a surtout confirmé que l'ensemble des enfants et du personnel du village d'enfants SOS de Santo, à quelques kilomètres de Port au Prince, étaient sains et saufs. Les bâtiments du village d'enfants SOS et de l'école SOS semblent avoir résisté au terrible séisme. Nous n'avons par contre pas encore de nouvelles des populations voisines, pour la plupart bénéficiaires des programmes de renforcement de la famille et des programmes d'éducation et de santé.
La directrice générale de SOS Villages d'Enfants République Dominicaine s'est rendue hier à Santo par hélicoptère pour évaluer la capacité du village d'enfants SOS de Santo, à accueillir les enfants et familles sinistrées.En effet, c'est l'une des structures les plus proches de l'épicentre mais aussi de Port au Prince et de l'aéroport. Il pourrait devenir un centre d'urgence adapté à la situation.
SOS Villages d'Enfants France a lancé depuis mardi un appel à dons en lien avec la fédération SOS Kinderdorf International dont elle est membre, pour accueillir dans les structures de SOS Villages d'Enfants Haïti ou dans des abris temporaires, les familles et enfants sinistrés, pour prendre en charge les enfants isolés et retrouver les membres de leur famille, fournir les matières de première nécessité aux enfants et leurs familles, et enfin leur assurer le support psychologique nécessaire.
Mardi 12 janvier 2010
Un tremblement de terre d’une amplitude de 7.0 sur l’échelle de Richter a touché Haïti vers 17h, faisant des milliers de victimes et détruisant d’innombrables bâtiments. Les équipes de SOS Villages d’Enfants sur place apportent des réponse de première urgence.
Le tremblement de terre a touché une zone très peuplée à 10 km environ de la capitale, Port-au-Prince. Il a duré une minute : ce fut suffisant pour entraîner la mort et la dévastation.
L’épicentre était à peu de distance du bureau national SOS Villages d’Enfants et du village d’enfants SOS de Santo.
Les communications sont interrompues et il est très difficile d’obtenir des informations.
SOS Villages d’Enfants présent en Haïti depuis 1979 est très concernée par le sort des enfants et des familles victimes de ce cataclysme.
600 enfants et jeunes sont bénéficiaires de son action dans les villages d’enfants SOS et les centres de jeunes, 1 800 enfants et jeunes ont accès à l’éducation grâce aux écoles et centres de formation professionnel SOS et 2 600 personnes sont accompagnées dans le cadre des programmes de renforcement de la famille.
Haïti est l’un des pays les plus pauvres du monde, un pays où 20 000 enfants sont morts avant l’âge de 5 ans en 2007, selon les chiffres les plus récents de l’Unicef.
Notre réponse :
SOS Villages d’Enfants est déjà active pour apporter une aide de première nécessité aux enfants et familles : eau, nourriture, médicaments, abris temporaires et soutien aux enfants qui ont perdu leurs parents. L’association SOS Villages d’Enfants de la République Dominicaine apporte son secours et des équipes venant des différentes associations SOS Villages d’Enfants d’Amérique Latine rejoignent également Haïti.
SOS Villages d’Enfants fait dès maintenant un appel à don pour apporter une aide aux victimes de cette catastrophe.
Voici des exemples de ce qu’il est possible de faire avec un don d’urgence au profit de SOS Villages d’Enfants Haïti :
avec 20 euros, il est possible d’acheter 30 comprimés de purification de l’eau pendant un mois
avec 50 euros, il est possible d’acheter 50 litres de lait pendant un mois
avec 100 euros, il est possible d’acheter 80 boîtes de nourriture pour bébé
avec 150 euros, il est possible d’apporter un soutien psychologique à 15 enfants
avec 250 euros, il est possible de fournir un repas par jour pour 5 enfants pendant 1 mois
avec 500 euros, il est possible de fournir un repas par jour à une famille pendant 1 mois (environ 9 personnes)