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BURKINA FASO - Dafra (Bobo-Dioulasso) : un village, un jardin d'enfants et une école
L'inauguration du 2ème village d'enfants SOS et de l'école SOS au Burkina Faso, à Dafra, près de Bobo-Dioulasso, a eu lieu le samedi 17 février, en présence du Président de la Fédération Internationale SOS Kinderdorf, Helmut Kutin, du Président de l'association française, SOS Villages d'Enfants, Pierre Pascal et du Ministre de l'Education et de la Recherche scientifique du Burkina Faso, Joseph Pare.
Le village d'enfants SOS comprend 12 maisons familiales pour l'accueil de 120 enfants
De plus, plusieurs structures - ouvertes aux populations avoisinantes - complètent ce dispositif social :
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un jardin d'enfants,
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une école primaire et secondaire (480 enfants) avec cuisine et cantine ; 36 personnes recrutées localement composeront à terme l'encadrement de l'école SOS,
- une infirmerie donne les premiers soins mais assure également un travail de prévention sanitaire, en particulier contre le paludisme.
Tous les enfants accueillis sont originaires de la région de Bobo-Dioulasso. La plupart sont orphelins de mère, d'autres n'ont ni père ni mère. Ils vivaient dans des conditions extrêmement difficiles. Certains viennent de la pouponnière de Bobo-Dioulasso.
Quelques exemples concrets d'histoire de fratries accueillies au village d'enfants SOS de Dafra :
- fratrie de 2 garçons : les 2 parents sont morts du sida, les laissant avec leurs grands-parents très âgés et sans ressource.
- une fratrie d'une fille et d'un garçon : le père et la mère sont morts du sida, les laissant avec leur belle-mère, malade elle aussi et sans ressource.
- une fratrie d'une fille et d'un garçon : le père est décédé à la suite d'un accident de circulation, la mère malade du sida ne peut subvenir à leurs besoins.
- une fratrie de 2 garçons : la mère est déficiente mentale et le père alcoolique est très violent. Les enfants étaient en permanence victimes de maltraitance et en danger physique et moral.
A leur arrivée, ils ont tous bénéficié d'un examen médical approfondi, puis ont été soignés et vaccinés. Quelques-uns ont dû suivre un traitement anti-parasitaire.
Pourquoi un 2e village au Burkina Faso ?
Le Burkina Faso est l'un des pays les plus défavorisés de l'Afrique de l'Ouest. L'espérance de vie y est de 47 ans. Plus de 43 % des jeunes enfants souffrent de malnutrition.
Avec 800 000 habitants, Bobo-Dioulasso est la seconde ville du pays. Venue y chercher du travail, une population rurale nombreuse survit dans la misère, aux abords de la ville. Près de 45 % des hommes, femmes et enfants sont dans un état de pauvreté absolu ; cela entraîne de nombreux problèmes sociaux (vente et consommation de drogue, prostitution, taux élevé d'infection par le sida). 51 % des enfants doivent travailler pour subvenir à leurs propres besoins. Parmi ces enfants, il y aurait des dizaines de milliers d'orphelins et de fratries d'enfants abandonnés, qui, par leur nombre, ne peuvent pas être pris en charge par la famille élargie ou les services sociaux.
Aussi, l'importance des besoins locaux d'une part, et l'expérience réussie du village d'enfants SOS de Polsgo (aujourd'hui 130 enfants y sont accueillis) d'autre part, ont conduit SOS Villages d'Enfants à agir.
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